Tzimelblog

Accueil » Posts tagged 'vizhnitz'

Archives de Tag: vizhnitz

Publicités

Dans la famille Don Corleone je voudrais…

Don_Corleone_by_rprisco

 

1- Le fils: rav Avraham Yossef, fils de rav Ovadia Yossef. Après enquête, la police israélienne demande à ce qu’il soit traduit en justice pour ses activités comme rav de Holon et responsable du certificat de kasherouth « Beit Yossef », notamment suite à des constats d’irrégularités dans l’attribution du label « Mehadrin » à certains restaurateurs.

2- Le frère: rav Aharon de Satmar. Il y un mois environ, une journaliste américaine a diffusée l’information selon laquelle le Rabbi était recherché par le FBI (nous avions pris soins de ne pas diffuser cette information qui tardait à être confirmée); depuis, ce qui s’est avéré être faux, n’a pas laissé le Rabbi tranquille: qui étaient les « sources internes à la communauté » qui avaient bien pu raconter cette fable à la journaliste? Il semble que le coupable a été trouvé: son frère, reb Zalman, qui dirige la cours hassidique dissidente, mais non pas moins importante. Un coup en dessous du gartel pour déstabiliser l’adversaire, un classique en somme.

3-Le beau-frère de n°2 (qui a lui aussi un frère dissident): rav Isroël de Vizhnitz. Au sein de l’appareil dirigeant de la hassidouth romano-ukrainienne, on continue de tondre les fidèles brebis. Après avoir imposé une taxe au moment des mariages, il a reçu, il y a quelques jours, un groupe de donateurs petits ou moyens, qui ont la particularité de faire des dons directement au Rabbi et non pas à telle ou telle institution de la hassidouth. Alors que chacun des participants passaient devant le Rabbi, celui-ci demanda que les sommes soient doublées pour l’année à venir. Là où il y de la gêne, il n’y a pas de plaisir.

Publicités

À Vizhnitz: la folie des grandeurs

orig_981e658e39414a729988f669679f6ecb

 

La hassidout Vizhnitz a finalisée son projet de construction du plus grand beit hamidrash du monde. Il faudra attendre 6 ans pour pénétrer dans ce bâtiment, qui coûtera la bagatelle de 24 millions de dollars, et pourra accueillir dans sa salle principale 2400 personnes.

Il est surprenant au moment où les orthodoxes manifestent, entre autres, pour conserver les subventions d’état allouées aux yéshivoth, de voir se monter un tel projet. Comme souvent chez les hassidim, la gloire du rabbi et de sa hassidouth priment sur le bon-sens et la décence. Oubliées la crise et la pauvreté qui touchent de nombreuses familles au sein même de cette hassidouth (la 3ème plus importante en Israël), l’essentiel est pour le rebbe de faire un beau pied-de-nez à son frère qui le concurrence et à son beau-frère, le rabbi de Belz, qui détenait jusque là le record du plus grand beit hamidrash du pays.

On notera l’ironie de l’affiche édité pour l’occasion, qui présente le projet comme lieu d’étude, de prières, mais surtout de charité et bienfaisance. Rabbi Isroel de Vizhnitz ferait bien de regarder dans le dictionnaire la définition de ces deux mots.

orig_37d186e7ea4b4be9b8bcb8b5088bda4a

Takana bien te tenir

vizhnitz

  Il est un usage parmi différentes cours hassidiques d’émettre, sur décision du rabbi, des décrets -תקנות- qui indiquent ou imposent une conduite ou des usages à observer. Ces décrets portent le plus souvent sur les rapports entre le rabbi et ses hassidim. Les plus anciennes takanoth (au singulier takana) remontent au fondateur de la hassidouth Habad, et sont appelés  Takanoth Liozhna.

De nos jours certains rabbis continuent d’instituer telle ou telle coutume, particulièrement chez les rebbes de Gour et Vizhnitz. C’est que l’on s’ennuie sévèrement chez nos porteurs de shtreimels et pour tromper cet ennui quoi de mieux que de le partager avec ses ouailles. C’est ainsi que ces derniers mois nous avons pu constater tout un tas de décrets liés aux lunettes et montres que le hassid lambda doit porter ou pas, aux photos de mariages à proscrire en présence du saint et vénéré rebbe. Bref, à peine de quoi faire réellement chier notre hassid en goguette.

C’était sans compter sur la créativité en la matière, qui peut atteindre des summums d’inhumanité quand ils s’y mettent pour de bon. Chez Gour, le rabbi a ainsi décidé que désormais ce n’était plus à lui de se déplacer chez une famille d’endeuillé pour la traditionnelle visite de consolation (dite ni’houm avélim), mais c’est à l’endeuillé de quitter sa maison pour se rendre chez le rabbi – comprenez, si votre père ou mère vient de passer l’arme à gauche, c’est quand même pas une raison pour le faire venir, surtout au tarif horaire du chauffeur du rabbi. En période de crise, celui dont le Forbes Israël estime la fortune à 70 millions de dollars, sait se tenir.

C’est d’ailleurs en pensant gros sous que les assistants du rabbi de Vizhnitz ont eu une idée: après chaque mariage, le marié et sa jeune épouse se rendent dans une pièce où ils s’isolent (comme le veut la tradition); pendant ce laps de temps le rabbi sera à son tour amené dans une pièce où pourront passer les hassidim en quête d’une bénédiction, en un moment si joyeux rien ne se refuse; enfin presque rien, puisque pour être béni il faudra franchir le check-point hassidique des shérifs de Nottingham, qui délesteront les convives de quelques menues monnaies.

Bienvenue chez les ch’tis

media_xl_379218

  Très tôt dans l’histoire des différents mouvements hassidique, petits et grands rabbis ont pratiqués le mariage entre cousins à haute dose. Puisque le « tzadik » et sa famille incarnaient une nouvelle forme d’aristocratie, il fallait alors que le sang resta pur; l’interdit biblique prenant ici tout son sens, on ne pouvait comme chez les pharaons égyptiens, épouser sa sœur, néanmoins les rabbis et certaines grandes famille ont toujours fait attention à garder la lignée la plus imperméable possible à tout élément allogène.

C’est ainsi que seulement 30 jours après le décès de la petite-fille du rabbi Vizhnitz à l’âge de 18 ans, le mari a annoncé qu’il épouserait la sœur cadette de sa femme morte.

Yohanan Hager, qui a été mariée à Chaya Faiga Hager, va se marier avec la jeune sœur de sa femme morte, Trany Hager. Comme nous pouvons le constater, tout ce beau monde porte le même patronyme, Hager, nom de famille de la dynastie des rebbeim de Vizhnitz.

Chaya Faiga Hager, mariée à 17 ans avec un cousin, est décédée juste un jour après avoir donné naissance à son premier enfant, une petite fille en bonne santé.
Le lendemain de l’accouchement la jeune femme a développée une infection et son état s’est rapidement détériorée. Des milliers de personnes ont assisté à ses funérailles à Monsey (état de NY) où elle a été enterrée.

Pas de place pour les sentiments et le deuil dans la famille de l’illustre tzadik, et alors qu’il vient d’avoir un enfant et perdre son épouse, le jeune endeuillé doit déjà se fiancée avec sa belle-sœur:  Vizhnitz ton univers impitoyable.

Ce que vous avez toujours voulu savoir sur les rebbeim…

Vous croyez tout savoir sur les rabbis des différentes cours hassidique? Satmar, Spinka, Vizhnitz, c’est le moment de vérifier vos connaissances.

Toutes nos excuses pour les non-anglophones, le texte est difficilement sous-titrable.

Incitation à la violence

vizhnitz

On peut constater depuis quelques temps que les actes de violences augmentent en nombre et en sauvagerie au sein du judaïsme orthodoxe israélien, essentiellement chez les hassidim. La semaine dernière ce sont des membres de la atra kadicha, une émanation de la eida ‘haredith, qui ont violemment battu un promoteur immobilier, sans compter les agressions de soldats juifs orthodoxe déambulant en uniforme dans certains quartiers de Jérusalem. Les juifs en général, et les orthodoxes en particulier, n’étaient pas habitués à ces actes. Il est parfaitement justifiable de s’opposer à l’état d’Israël, ou à l’enrôlement des jeunes étudiants des yéchivoth dans l’armée, mais il n’y a rien de glorieux à envoyer, en général, des jeunes faire le coup de poing. Notons que ce problème concerne surtout les hassidim, les juifs suivant le courant « lituanien »restent plus mesurés en acte, et reconnaissons le, grâce notamment aux différents rabbins qui n’aiment pas envoyer les jeunes manifester, préférant les laisser à leurs études.

Shabbat dernier, Rabbi Isroel Hager, rabbi de vizhnitz (un des plus grand groupe hassidique au monde), a tenu un discours pour le moins surprenant. Délaissant les petites phrases liées à la guerre interne à vizhnitz (le groupe est scindé en deux, Isroel s’étant proclamé rebbe, au même titre que son frère Mendel), ou la dénonciation de l’état impie d’Israël (position parfaitement légitime, mais grotesque dans la bouche de ce rabbi), Isroel s’est attaqué de manière allusive à des membres de sa paroisse, avec qui il est en conflit, pour des problèmes inintéressants de non-admission d’enfants pour cette rentrée scolaire. Des parents, dont les enfants n’ont pas étés admis dans les écoles de vizhnitz, ont portés plainte au ministère, et se sont donc vu traités de mosser, délateur. Rabbi Isroel, a donc raconté à ses ouailles vers la fin de shabbat, un de ces merveilleux conte hassidique qui avant tellement fasciné Martin Buber: le précédent rabbi de Belz se trouvait dans sa jeunesse à Belz, en Ukraine, peu avant pessah’, et vit que l’on faisait rentrer un juif à la longue barbe blanche dans le fournil d’une boulangerie où allait se préparer les matzoth. L’homme fut introduit vivant dans le four et brûla. Au jeune futur rabbi qui demanda ce qui se passait, on répondit qu’il s’agissait d’un grand délateur, que l’on brulait au vu et au su de tous, selon le conseil des rabbins, pour que tout le monde sache la gravité du crime commis.

Espérons que le message ne sera pas trop pris au sérieux par des oreilles tendres présentes dans cette belle réunion.

%d blogueurs aiment cette page :