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Archives de Tag: gour

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Takana bien te tenir

vizhnitz

  Il est un usage parmi différentes cours hassidiques d’émettre, sur décision du rabbi, des décrets -תקנות- qui indiquent ou imposent une conduite ou des usages à observer. Ces décrets portent le plus souvent sur les rapports entre le rabbi et ses hassidim. Les plus anciennes takanoth (au singulier takana) remontent au fondateur de la hassidouth Habad, et sont appelés  Takanoth Liozhna.

De nos jours certains rabbis continuent d’instituer telle ou telle coutume, particulièrement chez les rebbes de Gour et Vizhnitz. C’est que l’on s’ennuie sévèrement chez nos porteurs de shtreimels et pour tromper cet ennui quoi de mieux que de le partager avec ses ouailles. C’est ainsi que ces derniers mois nous avons pu constater tout un tas de décrets liés aux lunettes et montres que le hassid lambda doit porter ou pas, aux photos de mariages à proscrire en présence du saint et vénéré rebbe. Bref, à peine de quoi faire réellement chier notre hassid en goguette.

C’était sans compter sur la créativité en la matière, qui peut atteindre des summums d’inhumanité quand ils s’y mettent pour de bon. Chez Gour, le rabbi a ainsi décidé que désormais ce n’était plus à lui de se déplacer chez une famille d’endeuillé pour la traditionnelle visite de consolation (dite ni’houm avélim), mais c’est à l’endeuillé de quitter sa maison pour se rendre chez le rabbi – comprenez, si votre père ou mère vient de passer l’arme à gauche, c’est quand même pas une raison pour le faire venir, surtout au tarif horaire du chauffeur du rabbi. En période de crise, celui dont le Forbes Israël estime la fortune à 70 millions de dollars, sait se tenir.

C’est d’ailleurs en pensant gros sous que les assistants du rabbi de Vizhnitz ont eu une idée: après chaque mariage, le marié et sa jeune épouse se rendent dans une pièce où ils s’isolent (comme le veut la tradition); pendant ce laps de temps le rabbi sera à son tour amené dans une pièce où pourront passer les hassidim en quête d’une bénédiction, en un moment si joyeux rien ne se refuse; enfin presque rien, puisque pour être béni il faudra franchir le check-point hassidique des shérifs de Nottingham, qui délesteront les convives de quelques menues monnaies.

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On prend les mêmes et on recommence

Le Gerrer, Berland, Metzger

Le Gerrer rebbe, Berland, Metzger

Vous vous demandiez surement ce que deviennent ces trois habitués des chroniques journalistiques de la presse juive, petite mise à jour en guise de rattrapage au cas où vous auriez raté le coche :

  • Le rabbi de Gour : pendant que son épouse demande aux mariées de ne pas retirer le voile après la ‘houpa, et ce jusqu’au heder yihoud (si vous ne comprenez pas, vous avez surement dans la famille un religieux qui vous expliquera), pour une raison que vous avez déjà deviné: le Shmoulik au 4è rang est tout en émoi en découvrant que le fils de son voisin a épousé une bombe, quand lui tous les vendredis soir avale son gefiltefish en face de sa belle-fille qui, à 24 ans, ressemble déjà à sa femme. Pendant ce temps là, le rabbi, 3è fortune rabbinique d’Israël,  compte ses sous. Il y a une quinzaine de jours, il a emmené un groupe choisi de ses hassidim passer, en sa compagnie, des vacances en Grèce, la facture qui s’est comptée en centaine de milliers d’euros payée par le contribuable Gour, a fait bondir certains donateurs, et après plusieurs jours de polémique interne, le rabbi se serait engagé à tout rembourser de sa poche, de la Rolls-Royce à la villa privée; vu le montant qu’il ne veut pas voir peser en ces temps de crise sur les finances de la hassidouth, on lui conseille pour ses prochaines vacances, une petite maison de pêcheur dans les Côtes d’Armor. La Bretagne et ses plages désertes, serait surement, ces jours-ci, une très bonne idée, pour y faire couler incognito celui qui s’est barré avec cinq millions de dollars appartenant à la shoul.
  • Eliezer Berland : l’air du Zimbabwe lui fait le plus grand bien, le fait que ce pays ne soit pas une démocratie ne fait qu’arranger ses affaires, et ça y est, pépé le Berland est plein de projets, installation de sa cours hassidique Breslev, syna, etc… Et puis il faut dire que quand on est un blanc dans un pays d’Afrique noire très très pauvre, on se sent toujours un peu comme un petit roi qui peut tout se permettre, d’autant plus que les DSK et compagnie ont fait flamber le prix du mètre carré à Marrakech (son ancien lieu de fuite): un scandale! Le Zimbabwe c’est quand même plus abordable, et la zimbabwéenne moins fière que la marocaine.
  • Yona Metzger : en cabane pour des histoire de gros sous, les journalistes israéliens ont mis au jour, entre autres indélicatesses, tout un système de pots-de-vins, permettant de convertir et marier qui le voulait, sorte de mariage-pour-tous à la sauce clan des siciliens. Metz-Ger de son côté semblerait vouloir se mettre à table, et balance sur ses copains rabbins sur le mode « bah quoi, on est plein à faire pareil »; ça doit en faire trembler certains. Ces mêmes « certains », qui doivent se dire qu’un petit miracle en période hanouka ne serait pas de trop: un suicide par exemple, ça fera surement l’affaire.

Les Juifs, les froums et l’argent

yeshiva

Le groupe de presse juive orthodoxe Hamodia a récemment produit une vidéo, montrée lors du gala aux États-Unis de la Agudath Israel of America, sur la situation économique,en pleine crise, des  ultra-orthodoxes –haredim. La vidéo ne manque pas de montrer, chiffres de l’OCDE à l’appui, que le taux de pauvreté a fortement augmenté en Israël.
Au delà de l’analyse assez suspecte de ces chiffres, Hamodia en tire des conclusions prévisibles, et assez justes, sur le fait que l’état d’Israël est le premier responsable de cet appauvrissement. Pourtant, avec ces mêmes chiffres et courbes, nous pourrions en déduire d’autres conclusions; par exemple que les femmes orthodoxes travaillent plus que les maris (trop occupés à déchiffrer leurs daf de guemara), que cette population se plaint beaucoup des coupes budgétaires dans les subventions aux kollelim, mais quid d’aller se chercher un emploi ? Bien entendu, nous connaissons le discours classique qui veut faire croire que tout juif est requis à étudier à plein temps au kollel, que cette étude à plein temps et celle qui protège les petits soldats verts à la frontière ou les aviateurs qui survolent la Syrie; mais pour être un peu plus raisonnable il faut noter que les juifs orthodoxes prennent, de plus en plus, une large part dans le monde économique israélien.
Il faudrait donc que nos amis de Hamodia, après avoir demandé au rabbi de Gour (dont le journal est sous son contrôle) de partager sa fortune avec les plus démunis, prennent enfin compte de la réalité, à savoir que l’homme, même haredi, se doit de travailler, de subvenir aux besoins de sa famille, comme le faisait l’immense majorité des juifs orthodoxes de tout temps et de toutes régions du monde.

Bénissez moi oncle jackpot

Pinto, Abouhatseira et Ifergan

Pinto, Abouhatseira et Ifergan

Le journal Forbes Israël publie la liste des 10 rabbins les plus riches d’Israël.

A voir cette liste, on remarquera que les marchands du temple ont bien prospéré en 2000 ans, et que ce palmarès est dominé par les orthodoxes séfarades. Le top 3 est ainsi composé :

  1. Pinhas Abouhatseira, fils de baba Elazar assassiné il y quelques années : 270 millions d’euros env.
  2. Le rabbi de Gour : 70 millions d’euros env.
  3. Le rabbi de Belz : 38 millions d’euros env.

Gour et le soja, une information contestée

Nous avons relayé cette semaine l’information concernant l’interdiction de consommation de soja chez les jeunes hassidim de gour. Cette info qui a fait le tour du web juif, est remise en question (merci à M.N.S de nous l’avoir signalé) par le journaliste Yair Rosenbeg de Tablet mag, qui a tenté de remonter à la source de ce scoop, et son articulation, et a découvert que la première diffusion en revenait au célèbre blogueur haredi, Chaim Shaulson. Rosenberg qui a pu discuter avec Shaulson, affirme que ce dernier ne souhaite pas divulguer sa source, ce qui est bien entendu le droit le plus élémentaire de tout journaliste.

Chaim Shaulson

Chaim Shaulson

Tout ceci nous amène à nous poser bien entendu des questions sur la fiabilité des informations du blog orthodoxe de langue hébreu le plus lu au monde (plus de 10 millions de visites depuis sa création), informations que nous relayons également, parfois. Nous gardons bien sur une certaine distance critique vis-à-vis de ces infos, et avons choisis de ne pas relayer certaines informations, pourtant vérifiées par nos soins comme véridiques, d’autres invérifiables, qui par ailleurs seraient susceptibles d’intéresser les lecteurs francophones, notamment du fait de leurs caractères scandaleux. D’autres informations nous parviennent parfois, et ne publions pas du fait que nous n’avons pas toujours connaissance de la véracité des faits ou des dires.

Dans notre cas, Rosenberg convient que l’information n’est pas contredite par le secret de la source, que garde Shaulson, mais invite à la prudence. Nous pourrions ajouter que Gour avait, en matière d’interdits  sur les supposés risques de « gay-attitudes », un lourd passif,  en témoigne ceux évoqués dans notre premier article.

Nous nous posons donc la question du que faire, retirer l’article ou non? En tout état de cause, nous retenons la leçon et seront doublement vigilant à l’avenir. Encore un mot sur Shaulson, ses infos se sont souvent révélées vraies, et nos informateurs qui connaissent bien le monde de Gour, notamment de l’intérieur, nous ont bien fait saisir l’obsession qui y règnent, depuis de nombreuses années, sur la vie sexuelle des hassidim (conseillers conjugaux obligatoires pour les jeunes mariés, compte tenu sur chaque femme de ses venues au mikvé etc.).

Gour, le soja et les tantouzes

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A la lecture de ce titre, vous vous direz quel est le rapport entre la plus grande hassidout du monde, la plante de la famille des fabacées et les hommes qui préfèrent les hommes.
Et bien Gour récidive, ou pour être plus exact, multi-récidive. Après avoir interdit aux hommes de se serrer la pogne, aux pères de mettre leurs enfants sur les épaules pour danser à simhat torah, tout cela pour éviter de réveiller chez le hassid sa part de féminité; les voici qui ont décidés d’interdire aux jeunes bahourim ou étudiants, la consommation de produits à base de soja. En effet, consommer du soja, ne serait-ce qu’une fois par semaine, entrainerait, aux dires des responsables des yéshivot gour, d’irrésistibles envies contre-nature. Les responsables des yéshivot pensent que les produits à base de soja contiennent des hormones nocives qui endommagent la spiritualité des étudiants en accélérant la maturité sexuelle. On s’imagine aisément nos vénérables rabbins et éducateurs se réunir, et se demander quelle serait la prochaine perversion à traquer. A ce jeu là, on peut supposer l’esprit malsain qui doit régner actuellement chez gour .

Donne moi ta main et prends la mienne

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Gour un jour, gour toujours. Au sein des grandes et moyennes cours hassidique, il a été l’usage depuis deux siècles, que les rabbis émettent des takannoth, décrets, relatives à la vie de la communauté.

C’est ainsi que cette semaine, il a été décidé chez gour d’interdire aux hommes de se serrer la main. Il faut dire que chez gour on est assez friand d’interdits ayants trait à la sexualité; on soupçonne vite les hommes et femmes de voir dans chaque micro-évènement de la vie quotidienne, la possibilité d’une sexualité déviante.

Cette fois-ci, on craint que deux hommes se serrant la main n’en viennent à des pensées impurs et contre-nature. Le responsable du département de l’éducation, chez gour, a précisé qu’il était toléré de se frôler les doigts, mais qu’au risque pour le ‘hassid d’en ressentir un frisson de plaisir coupable, cela restait à éviter.

Esprits malades de tous les pays, unissez vous!

Dans les chambres des ultra-orthodoxes

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Le site internet israélien ‘hadrei ‘haredim, vient d’être racheté par le publicitaire Meïr Gal pour dix millions de shekels, près de deux millions d’euros. Le site qui est visité chaque mois par pas moins de sept cent mille internautes, est spécialisé dans le traitement de l’information destiné à un public orthodoxe, mais pas seulement, ainsi que des forums très fréquentés ayant différents sujets, comme la politique israélienne, l’histoire juive, la musique, ou encore les petites salades internes au monde orthodoxe. Au dire du célèbre blogueur israélo-américain Chaim Shaulson, derrière le rachat par Gal, se cache des hommes de la secte ‘hassidique Gour (une des plus importante et des plus puissante ‘hassidout du monde).

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Gour a depuis longtemps pris la mesure de l’importance de contrôler ou posséder certains médias, afin de protéger son image et communiquer ses idées en accord avec la ligne politique du rebbe. A ce titre signalons, pour exemple, que le journal de langue française Hamodia est propriété de gour. L’absence de photos de femmes dans ce dernier journal, comme dans l’ensemble des journaux contrôlés par gour, sera un principe difficile à appliquer au site internet, sa popularité risquerait d’en pâtir. Mais Gour n’en serait pas à une contradiction près, comme le rappelle à juste titre Shaulson, ce groupe hassidique interdit et lutte contre l’usage domestique d’internet et des smartphones. Néanmoins, Gour semble s’être assuré une quiétude dans son traitement dans les médias, d’autant plus qu’il y a quelques années, les dirigeants de ce site avaient été pris en flagrant de délit de tentative de chantage sur des personnalités de l’orthodoxie juive israélienne qui payaient pour ne pas voir le site publier des articles relatant leurs magouilles diverses et variées.

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