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Archives de Catégorie: Grande-Bretagne

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Cachez ces femmes que nous ne saurions voir

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  Après les leçons de séduction de la célèbre marque de lingerie féminine Aubade, voici celles dispensées par le Vaad Lema’an Toihar Hamachaneh – une organisation anglaise qui s’est donnée pour but de veiller aux bons usages dans les relations hommes-femmes.

On s’étonnera toujours qu’une bande de schnoks (pour ne pas dire de schmocks) n’ait d’autres choses à faire que de consacrer leur temps à savoir comment régenter la vie privée des gens et en particulier des femmes.

Cette très suspecte obsession provoquerait surement des conclusions psychanalytique qui ne ferait pas mentir le peintre qui disait: « En chaque anglais sommeille un aquarelliste ou un pédéraste », nos amis n’ayant probablement aucun intérêt pour le dessin, il ne reste que peu d’alternatives.

 Ces trois pages rappellent au public choisi, les usages à observer sur le lieu de travail entre les hommes et les femmes. Oubliez la galanterie, les bonnes manières ou même le minimum de savoir-vivre, c’est à mettre aux oubliettes pour les rédacteurs, qui n’ont probablement jamais travaillé en entreprise.

Au milieu des évidences connues de tous, comme ne pas demander « comment ça va? », ne pas rire aux blagues du collègue de la compta, éviter de se rencontrer incidemment dans la rue, ne pas être trop apprêtée au travail, ne pas aller aux mariages de la famille du collègue sans avoir au préalable vérifier les conditions de tsniouth, vérifier que son collègue ne s’intéresse pas trop à la nouvelle secrétaire, etc., quelque extraits en résumé et bien gratinés:

En dehors des heures de travail un homme et une femme ne doivent pas avoir de conversations, même téléphonique, et en cas d’impératif transmettre le message via le mari ou le père (par ex. « Allo Reb Rosenberg, votre femme est virée! Inutile, je ne peux pas lui parler »)

Si un patron doit féliciter une employée, il doit le faire en louant le travail fait et non pas la personne (par ex. Le directeur de crèche dira « Rebbtzen Goldstein, votre façon de torcher les bébés est exceptionnelle! »)

Éviter tant que possible que les médecins et autres patrons n’aient pas de secrétaire féminine (certains rabbins risquent de tirer la gueule)

Avant d’embaucher une femme, consulter son rav (par ex. « Rav Weinberg, pour ma nouvelle secrétaire, j’ai le choix entre Goldie -58 ans- et Svetlana -24 ans- ne pensez-vous pas qu’il faille donner sa chance aux jeunes? »)

– Nos amis étant quand même sensible à la condition des femmes, ils nous disent qu’une secrétaire ne peut servir le thé à son employeur, sauf s’il est dans ses attributions de servir tous les employés (ouf, l’honneur est sauf!) 

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Augmentation inquiétante du nombre d’enfants maltraités en Israël

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Une nouvelle étude présentée par l’Institut Haruv au ministère des affaires sociales, révèle une augmentation inquiétante du nombre d’enfants maltraités ou négligés au cours de la dernière année. En 2012, 39129 affaires impliquant des mineurs ont été signalés.

Selon l’étude, 16 enfants sur 1000 ont été vus par un travailleur social en 2012, contre 13 sur 1000 l’année précédente .

L’étude est basée sur les rapports présentés par les travailleurs sociaux de 228 centres différents, et qui couvrent 97,5 % des enfants de moins de 17 ans.

Cas d’abus dans les grandes villes ( sur 1000 ) :

• Bat Yam – 39
• Netanya – 34
• Lod – 26
• Beersheba – 20
• Tel-Aviv – 17
• Petah Tikva – 17
• Rishon tzion – 17
• Haïfa – 14
• Jérusalem – 12

L’Institut , qui travaille à informer le public et former les professionnels, a constaté que le district de Jérusalem avait le taux le plus élevé de rapports concernant les abus sexuels envers les mineurs, tandis que le district de Tel Aviv avait le taux le plus élevé de rapports de violence physique, le district sud a le plus haut taux de négligence envers les enfants. En outre, il a été signalé que le secteur arabe a eu le taux le plus élevé de négligences mineure par rapport à d’autres secteurs de la population .

Les rédacteurs de l’ étude ont estimé que les relations froides, et la faible coopération entre les secteurs arabes et ultra-orthodoxes avec les autorités, pourraient avoir influencé les données.

En Angleterre, le nouveau grand-rabbin du pays, Ephraïm Mirvis, a exhorté la communauté juive du Royaume-Uni à prendre ses responsabilités dans la campagne de lutte contre la violence familiale dans la communauté: « aucune communauté n’est à l’abri de cela. Il est souvent plus difficile pour des organisations [de défense des femmes] de recevoir le soutien du public, que pour les organismes de bienfaisance portant sur des questions plus légères, ou celles avec lesquelles nous sommes plus à l’aise de discuter ».

En France, nous attendons toujours une campagne sur ces thèmes, du président du consistoire, et du grand-rabbin de France par intérim, que l’on entend quasiment jamais s’exprimer sur les problèmes de violences conjugales et d’abus sexuels sur mineurs.

Habad et le complexe d’Icare

L'oligarque ukrainien Bogolyubov et le chef des émissaires habad de par le monde Kotlarski

L’oligarque ukrainien Bogolyubov et le chef des émissaires habad de par le monde Kotlarski

Au commencement était une amitié scellée dans les millions versés aux Loubavitch; la suite est moins drôle. Tout commence il y a plusieurs années lorsque l’oligarque Ukrainien Gennadi Bogolyubov, une des plus grandes fortune de son pays (plusieurs milliards de dollars) se rapproche de la communauté Loubavitch de son pays, et de l’émissaire de la ville de Dniepropetrovsk, anciennement Nikolaïev, ville de naissance du dernier rabbi de Loubavitch. Bogolyubov va vite occuper une place de choix parmi les grands donateurs actifs au sein du mouvement (avec Leviev ou Rohr), et ainsi présenter le fameux banquet annuel des émissaires –shlouhim– en 2010, et pour l’occasion il versera pas moins de 10 millions de dollars à l’organisation qui chapote tous les émissaires habad de par le monde, dirigé par le rav Kotlarski. Cette branche ultra stratégique au sein du mouvement, basée à New-York, permettra de financer des nouveaux centres, ainsi que des primes de mariages et naissances aux shlouhim du monde entier. Ce sera ensuite la construction du plus grand complexe communautaire juif du monde, dans cette même ville de Dniepropetrovsk, où entres les shouls, restaurants, salle de fitness, le complexe « Ménorah » abritera, gracieusement, l’école de l’émissaire habad de la ville.

Bogolyubov qui distribue aux Loubavitch, ainsi qu’à d’autres organisation juives, des millions de dollars par an, commence à se rendre compte, que nombreuses sont celles dont les dirigeants s’octroient, au passage, des commissions directement dans leurs poches. Bogolyubov fait alors rédiger une charte morale à signer par ceux qui veulent bénéficier de ses dons; hasard de la vie, celle-ci est rédigée d’abord en français, car la rédaction en a été confiée au directeur de l’institut d’études lévinassiennes à Paris. Du français, la charte sera ensuite traduite en anglais, hébreu et russe.

Par la suite, Bogolyubov va se fâcher avec le shaliah de sa ville (pour des raisons probablement liées à ce qui est évoqué plus haut), et par la même occasion avec l’ensemble du mouvement Loubavitch, où il n’est plus en odeur de sainteté. L’ukrainien va donc cesser de verser ses dons à Kotlarski, il exigera ensuite au shaliah habad de verser un loyer pour l’occupation des locaux scolaire, et dirigera désormais ses dons vers les autres organisations juives orthodoxes d’Ukraine, dirigée par le rav Bleich.

Entre temps, Bogolyubov, comme beaucoup d’oligarques juifs russes (Abramovitch, Leviev), s’est installé à Londres. C’était de la capitale britannique qu’il avait commencé des affaires immobilières, pour plusieurs centaines de millions de pounds. Encore assez bien avec les Loubavitch, il avait activé leur réseau pour faire de bonnes affaires, notamment par l’intermédiaire du shaliah habad, le rav Yonah Pruss. Pruss avait été mandaté en 2008 par l’un des associés de Bogolyubov, Gershenzon, pour les investissement immobiliers. A noter, que Gershenzon, et un autre ancien associé, Pinchuk, qui ont participés au financement du complexe juif Ménorah, sont déjà en procès avec Bogolyubov pour d’autres affaires. C’est en souhaitant connaître la valeur des biens immobiliers, que Pruss s’est rendu compte, qu’une partie n’était pas à son nom, et réclame donc sa part de profits (plus de 20 millions de pounds).

Pour conclure, disons simplement qu’il est étrange de voir un émissaire habad mêlé à des investissements d’une telle ampleur, en plus en son nom propre. Bien entendu, ce « rav » n’a pas jugé nécessaire de passer devant un beit din, comme le veut la loi qu’il feint d’observer. A trop fréquenter tous ces milliardaires, rompues aux montages financiers pas toujours très casher, le shaliah veut parfois y prendre sa part. Ce Pruss n’est pas le seul, ni le premier chez les Loubavitch, à utiliser sa position pour se lancer dans une carrière parallèle de businessman. Comme disait Nahmanide à son contradicteur chrétien, lors de la célèbre dispute de Barcelone, si le messie était arrivé, comme certains le prétendent, il n’y aurait plus toutes ces saloperies que l’on peut voir chaque jour.

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