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Archives de Catégorie: Economie

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A quand un mouvement juif des « pigeons » ?

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La justice israélienne vient de mettre en garde à vue 13 personnes suspectées de blanchiment d’argent, pour des montants de plusieurs centaines de millions de dollars à l’échelle internationale. Les suspects sont: un dirigeant de la yéshiva de la hassidouth Zwiel, un dirigeant d’un grand organisme de charité, un responsable de la sécurité sociale de Modiin-Ilit et des hassidim de Belz. Leur arrestation fut le fruit de plus d’un an d’enquête réalisée conjointement avec les polices des Pays-Bas, d’Angleterre, de France, des Etats-Unis et de Belgique – où plusieurs hassidim de Belz ont également étés arrêté par la police anversoise.

Dans le même temps, et sans aucun lien avec l’affaire précédemment citée, la presse israélienne nous informe que de janvier à septembre 2014, les Juifs Français ont laissés à l’administration israélienne pas moins de 110 millions de shekels -plus de 23,5 millions d’euros- en dons et autres legs. Un responsable gouvernemental affirme que ce sont près de 30 millions d’euros qui sont reçus chaque année par l’état d’Israël en provenance de citoyens Français, mais que ces dons sont parfois de nature particulière. A titre d’exemple, ce legs reçu il y a plusieurs années de 40 millions d’euros destiné à financer, selon les vœux du défunt, un hôpital pour les vétérans de Tsahal, ou encore ce domaine colombien où l’on produisait de la drogue.

Bien entendu, pendant ce temps-là, les Juifs de France qui, comme chacun le sait, contrôlent les banques, les médias et roulent tous en berline allemande, peuvent se brosser pour permettre à leurs synagogues de continuer à fonctionner, aux différentes organisations d’entraide et d’actions sociale de venir en aide aux plus démunis et surtout aux « sans-dents » de vivre décemment. Il existe pourtant un vieux principe talmudique, qui semble avoir bien été oublié: « Les pauvres de ta ville priment ».

Cette petite piqure de rappel serait bien utile à nos amis de la hassidouth de Koidinov (le shtetl à gauche au fond du ravin), dont le rabbi a réussi à ouvrir une succursale en plein essor à paris et qui fait actuellement circuler le message suivant via son listing de courriels:

« Cher ami,

Je vous remercie au nom des Institutions de Koïdinov et du Rebbe en particulier de vous être associés à nous pour les fêtes de Roch Hachana.
Nous sommes aujourd’hui à quatre jours du jour le plus Saint de l’année, le jour de YOM KIPPOUR. En ce jour, le sort de chacun d’entre nous est scellé par Hachem.

Comme pour Roch Hachana, nous vous proposons de prendre part aux mitsvot de Yom kippour au sein de la synagogue du Rebbe de Koïdinov :

1 – L’éclairage des lumières durant la fête : 260 Euros
2- Ouverture de l’Ache Sainte pour la prière de « KOL NIDRE » : 720 Euros
3- Ouverture de l’Arche Sainte lors de la sortie des rouleaux de la Tora le matin de Yom Kippour  : 720 Euros
4- Ouverture de l’Arche Sainte lors de la prière de NEILA : 1800 Euros
5- Montée à la Tora du Rebbe suivie d’une bénédiction personnelle pour l’acquéreur : 1000 Euros

Vous pouvez les offrir et les dédier pour votre réussite et celle de vos proches. Que toutes vos prières soient exaucées.
Que cette année soit pour tout le peuple juif une année douce, sereine, remplie de joies et de bonheur.

N’hésitez pas à me contacter par mail ou encore au 00972xxxxx si vous désirez poser une question, éclaircir un point ou encore tout simplement transmettre un message au Rebbe.

GMAR HATIMA TOVA

Cordialement,

Mme XXX »

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Le « rav » Yoshiyahou Pinto fera un an de prison

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Le pseudo-kabbaliste Yoshiyahou Pinto, qui vit entre les USA et Israël, a reconnu être coupable de corruption d’un officier de police afin d’obtenir des informations privilégiées sur une enquête contre lui -et obstruction à la justice.

En échange de ces aveux et de son témoignage, les procureurs ont demandés que Pinto bénéficie d’une réduction de peine d’un an de prison seulement.

La femme de Pinto avait été enregistrée par la police, remettant plus de 100.000 francs suisses en espèces à la femme d’un officier de police pour l’obtention d’informations sur une affaire criminelle concernant Hazon Yeshaya, la fondation de charité de Pinto, qui a volée des millions de dollars en dons de nourriture et d’autres fonds, destinés à des survivants âgées de l’holocauste. La nourriture avait été vendue sur le marché noir d’Israël et l’argent provenant de ces ventes et d’autres sommes volées, auraient étés prise par Pinto et de hauts responsables de sa « caisse de charité » pour leur usage personnel. Forbes a estimé la fortune de Pinto à 19 millions de dollars.

A New York, Pinto est toujours sur le coup d’une enquête concernant le député Michael Grimm, sur d’éventuelles violations des lois de financement de campagne.

La alya du pauvre, une comédie écrite par le ministère de l’alya et de l’intégration

Pendant que la presse se fait l’écho d’une probable alya de nombreux juifs de France, l’agence juive multiplie les efforts pour attirer les juifs du monde et les installer dans l’état hébreu. Pour la France, les efforts sont concentrés sur la partie administrative, puisqu’Israël vient de reconnaître les diplômes français et souhaiterait reconnaître également les permis de conduire.
Malgré les déclarations tonitruantes, à grand renfort de communications, les efforts financiers sont eux réservés à l’alya des pays anglo-saxons. Ironie de l’histoire, c’est dans ces mêmes pays que l’on moque le système de protection sociale des français qui en ferait des assistés; mais pour le candidat à l’alya qui parle la langue de Shakespeare ou Bush on réserve près de 90% de l’enveloppe du ministère prévue à cet effet.

Récemment, le ministère israélien de l’alya a concocté un petit programme de retour qui s’adresse aux israéliens vivant à l’étranger et particulièrement en France. Car dans les objectifs de l’alya organisée, il y a aussi le retour des nationaux au bercail. Parmi ces programmes, il y en a un qui à pour but de proposer des aides en échange d’une installation dans les implantations (yishouvim) et villes du Néguev et de la Galilée.
Il faut bien se représenter, que ce type de programme s’adresse justement à ceux qui sont allés vivre à Londres, Berlin, Los-Angeles ou Paris. À ces israéliens qui vivent en France et qui sans doute profitent de cet affreux système socio-économique.

Le programme, en 15 articles et 4 sous-articles est un petit bijou d’humour, dont seul les fonctionnaires israéliens ont le secret.
Parmi ces articles:
3. Les citoyens du retour ayant répondu aux critères et intégrés dans le programme, seront censés recevoir une aide pour le paiement du loyer ainsi que des primes concernant l’emploi et l’entreprenariat.

7. Dans le cadre du programme, l’ayant droit est susceptible de percevoir une participation pour les frais de location pendant une période de 12 mois à compter du jour du retour en Israël en tant que « citoyen du retour ».

8. L’ayant droit participant au programme qui dispose d’un travail et présente au moins 6 fiches de paye 8 mois après son retour en Israël, est censé recevoir une « prime de promotion à l’emploi » à hauteur de 5600 shekels. Une unité familiale est en droit de percevoir une seule prime de promotion à l’emploi.
Donc une super prime d’à peu près 1300€ par foyer -le langage militaire ayant ici un peu débordé le traducteur qui parle d' »unité familiale »- c’est toujours sympa à prendre, mais renoncer à la sécurité sociale française pour ça, ce n’est surement pas ce qui attirera les foules.
Les quelques articles suivants, décrivent eux aussi différentes sortes de primes, de résidence ou encore d’entreprenariat. Jusque là, le « candidat du retour » qui aurait la nostalgie d’une laffa shawarma à moins de 12€ peut quand même y trouver son compte.
Patatras, l’article 14 vient vite refroidir notre candidat potentiel:
14. L’aide accordée dans le cadre du programme est conditionnée par l’existence d’un budget.
En même temps, monsieur de Lapalisse n’aurait pas dit mieux. Comment dit-on guignol en hébreu?

>>>Détail du programme_alya

Pour les candidats-kamikazes, cliquez ici pour plus de détails

Une mézouza pour les zinzins: la christooza

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Un homme de confession juive de New York, a commencé à vendre des mézouzas en forme de croix pour les chrétiens.

Henry Zabarsky vend une croix rouge en plastique creuse contenant un morceau de parchemin avec une prière. Tout comme la mezouza juive traditionnelle, elle est également destinée à être placée sur les montants de portes.
Zabarsky, 43 ans, qui est un conseiller financier, a déclaré que l’idée lui est venue après avoir rendu visite à un client chrétien profondément religieux. Dans sa maison, il a vu toutes sortes d’objets religieux et s’est dit pourquoi ne pas créer une mezouza d’un genre particulier.

Les croix sont vendus sur son site internet pour 20$, avec un choix parmi différentes prières, y compris une bénédiction de la maison irlandaise ou encore une prière catholique pour la maison. Pour un supplément de 5$ à l’achat, le client aura droit à une christooza avec une bénédiction personnalisée.

La femme du gourou Y.Pinto tente de mettre fin à ses jours

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Le kabbaliste Yochiyahu Pinto, rejeton des familles Pinto et Abouhatsera, continue de défrayer la chronique judiciaire, que ce soit aux usa ou en Israël. Depuis de nombreuses années, celui qui est devenu le gourou de très nombreuses personnes, parmi lesquelles des politiques et hommes d’affaires, enchaine les scandales: détournement de fonds réservés aux victimes de la shoah, bras-droit condamné pour distribution illégale de films pornographiques, corruption d’un sénateur américain … Pinto qui vit entre Israël et les États-Unis, était ces derniers jours entendu par la justice israélienne  pour  corruption d’officier de police et a même triomphé du passage au détecteur de mensonges imposé par les enquêteurs.
S’il semble, pour le moment, réussir à éviter de lourdes condamnations pénales, ce n’est pas sans conséquences pour sa vie de famille. Son épouse -dont le père fut en procès avec Pinto- a tenté pour la seconde fois de mettre fin à ses jours, accablé de honte par les agissements de son gourou de mari. Bienheureusement, cette nouvelle tentative de suicide ne laissera pas de graves séquelles à cette dame.
On lui conseil les médiateurs du beit din de paris pour résoudre ses problèmes de couples?

http://news.nana10.co.il/Article/?ArticleID=1058875&sid=126

Aller régulièrement aux toilettes est bon pour la santé

La fête de lag baomer attire chaque année à Merone, où est enterré Rabbi Shimon bar Yohay, une grande foule et est l’occasion pour les escrocs de faire du business. De nombreuses personnes, notamment sur internet et les réseaux sociaux, dénoncent les abus en tous genres; parmi ceux-ci, cette jolie affiche qui dit en substance que pour 690 shekels, soit environ 145€, donnés le jour de la fête, à la récitation de certaines bénédictions vous mériterez une bonne santé, de bons revenus ou de trouver l’âme sœur. Donc pour 145€, à chaque bénédiction dite de « asher yatsar » (récité en sortant des toilettes) ce jour là, vous augmenterez votre capital santé. À qui profite le crime? Au lobby des plombiers?

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Vers un nouveau boycott de produits israéliens ?

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A l’approche des fêtes de pessah, ce qui constitue une des bases de chaque tablée de shabbes ou yontef [shabbat ou yom-tov, Ndr] des maisons ashkénazes, mais pas que, risque d’être absente. C’est le journal israélien Yediot Aharonot qui s’en est fait écho: afin de lutter contre la hausse des prix du gefilte fish les semaines précédant la pâque juive, où ces boulettes ou pains de poisson blanc agrémenté d’une rondelle de carotte se vendent en grande quantité, le rabbin Shmuel Eliezer Stern, de Bnei Brak, a appelé au boycott et a même émis une décision halakhique (juridique) en ce sens.

C’est une très bonne idée que de faire pression sur les professionnels de l’alimentation kasher, qui profitent souvent des restrictions alimentaires de pessah, pour se faire des matzoh balls en or. Ah, si nous pouvions faire la même chose en France, qui plus est avec le soutien de rabbins ou du Consistoire, rêvons un peu…

 

Mark Zuckerberg: « J’ai monté Facebook avec le dollar du Rabbi »

zuck_rebIl se fait très rare dans la presse et pourtant récemment, à l’occasion d’un déplacement en Hollande pour le développement de Facebook, Mark Zuckerberg a accordé une interview au journal juif local: Joodse Kronieken.

Revenant sur la genèse du réseau social mondialement connu, M.Zuckerberg s’est confié: « Mes parents ont eu trois filles avant moi et mon père rêvait d’un garçon, qui ne venait pas. Après avoir vu plusieurs médecins, sans succès, un ami de la famille proche des Loubavitch a conseillé à mon père de solliciter une bénédiction du Rabbi. Notre famille est traditionaliste mais peu pratiquante. Il n’empêche, mon père se rendit à New-York en 1982 et fit comme de nombreuses personnes, attendit son tour pour recevoir une bénédiction. Lorsque son tour arriva, il demanda au Rabbi si celui-ci pouvait lui promettre un garçon. Le Rabbi lui tendit un dollar et le questionna sur sa pratique religieuse; mon père avoua ne pas respecter les lois juives. Le Rabbi lui expliqua alors ce qu’était la philosophie de Habad, comment elle s’attelait à relier les juifs entres eux de par le monde, par des actions communes. Le Rabbi enjoint mon père à s’engager à inculquer au fils, qu’il lui promit, une éducation juive ».

« Je suis né moins de 18 mois après cette entrevue et lors de ma bar-mitzvah, mon père m’offrit ce dollar qu’il avait reçu des mains du Rabbi, et me répéta le message que ce dernier lui avait transmit. J’ai conservé, sans y prêter une grande attention, ce dollar. Au moment de mes études et alors que naissait peu à peu le projet Facebook, je me suis souvenu de ce que m’avait raconté mon père. Je sentais qu’il y avait une drôle de coïncidence entre le message du Rabbi et mon propre projet de réseau social. Lorsque vint le temps de monter Facebook, j’eus ce sentiment qu’il était temps de faire usage de ce dollar, que j’ai déposé à la banque au moment de la création de notre société, la suite vous la connaissez ».

« Je ne suis pas très croyant et malgré cela, je ne peux que témoigner de l’extraordinaire intuition qu’eut cette homme, que je regrette de ne pas avoir rencontré ».

Source: Joodse Kronieken. Merci à H.D.A.S

Addendum 14/03: Cet article était notre blague de pourim! Joyeuse fête!

À Vizhnitz: la folie des grandeurs

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La hassidout Vizhnitz a finalisée son projet de construction du plus grand beit hamidrash du monde. Il faudra attendre 6 ans pour pénétrer dans ce bâtiment, qui coûtera la bagatelle de 24 millions de dollars, et pourra accueillir dans sa salle principale 2400 personnes.

Il est surprenant au moment où les orthodoxes manifestent, entre autres, pour conserver les subventions d’état allouées aux yéshivoth, de voir se monter un tel projet. Comme souvent chez les hassidim, la gloire du rabbi et de sa hassidouth priment sur le bon-sens et la décence. Oubliées la crise et la pauvreté qui touchent de nombreuses familles au sein même de cette hassidouth (la 3ème plus importante en Israël), l’essentiel est pour le rebbe de faire un beau pied-de-nez à son frère qui le concurrence et à son beau-frère, le rabbi de Belz, qui détenait jusque là le record du plus grand beit hamidrash du pays.

On notera l’ironie de l’affiche édité pour l’occasion, qui présente le projet comme lieu d’étude, de prières, mais surtout de charité et bienfaisance. Rabbi Isroel de Vizhnitz ferait bien de regarder dans le dictionnaire la définition de ces deux mots.

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Habad et le complexe d’Icare

L'oligarque ukrainien Bogolyubov et le chef des émissaires habad de par le monde Kotlarski

L’oligarque ukrainien Bogolyubov et le chef des émissaires habad de par le monde Kotlarski

Au commencement était une amitié scellée dans les millions versés aux Loubavitch; la suite est moins drôle. Tout commence il y a plusieurs années lorsque l’oligarque Ukrainien Gennadi Bogolyubov, une des plus grandes fortune de son pays (plusieurs milliards de dollars) se rapproche de la communauté Loubavitch de son pays, et de l’émissaire de la ville de Dniepropetrovsk, anciennement Nikolaïev, ville de naissance du dernier rabbi de Loubavitch. Bogolyubov va vite occuper une place de choix parmi les grands donateurs actifs au sein du mouvement (avec Leviev ou Rohr), et ainsi présenter le fameux banquet annuel des émissaires –shlouhim– en 2010, et pour l’occasion il versera pas moins de 10 millions de dollars à l’organisation qui chapote tous les émissaires habad de par le monde, dirigé par le rav Kotlarski. Cette branche ultra stratégique au sein du mouvement, basée à New-York, permettra de financer des nouveaux centres, ainsi que des primes de mariages et naissances aux shlouhim du monde entier. Ce sera ensuite la construction du plus grand complexe communautaire juif du monde, dans cette même ville de Dniepropetrovsk, où entres les shouls, restaurants, salle de fitness, le complexe « Ménorah » abritera, gracieusement, l’école de l’émissaire habad de la ville.

Bogolyubov qui distribue aux Loubavitch, ainsi qu’à d’autres organisation juives, des millions de dollars par an, commence à se rendre compte, que nombreuses sont celles dont les dirigeants s’octroient, au passage, des commissions directement dans leurs poches. Bogolyubov fait alors rédiger une charte morale à signer par ceux qui veulent bénéficier de ses dons; hasard de la vie, celle-ci est rédigée d’abord en français, car la rédaction en a été confiée au directeur de l’institut d’études lévinassiennes à Paris. Du français, la charte sera ensuite traduite en anglais, hébreu et russe.

Par la suite, Bogolyubov va se fâcher avec le shaliah de sa ville (pour des raisons probablement liées à ce qui est évoqué plus haut), et par la même occasion avec l’ensemble du mouvement Loubavitch, où il n’est plus en odeur de sainteté. L’ukrainien va donc cesser de verser ses dons à Kotlarski, il exigera ensuite au shaliah habad de verser un loyer pour l’occupation des locaux scolaire, et dirigera désormais ses dons vers les autres organisations juives orthodoxes d’Ukraine, dirigée par le rav Bleich.

Entre temps, Bogolyubov, comme beaucoup d’oligarques juifs russes (Abramovitch, Leviev), s’est installé à Londres. C’était de la capitale britannique qu’il avait commencé des affaires immobilières, pour plusieurs centaines de millions de pounds. Encore assez bien avec les Loubavitch, il avait activé leur réseau pour faire de bonnes affaires, notamment par l’intermédiaire du shaliah habad, le rav Yonah Pruss. Pruss avait été mandaté en 2008 par l’un des associés de Bogolyubov, Gershenzon, pour les investissement immobiliers. A noter, que Gershenzon, et un autre ancien associé, Pinchuk, qui ont participés au financement du complexe juif Ménorah, sont déjà en procès avec Bogolyubov pour d’autres affaires. C’est en souhaitant connaître la valeur des biens immobiliers, que Pruss s’est rendu compte, qu’une partie n’était pas à son nom, et réclame donc sa part de profits (plus de 20 millions de pounds).

Pour conclure, disons simplement qu’il est étrange de voir un émissaire habad mêlé à des investissements d’une telle ampleur, en plus en son nom propre. Bien entendu, ce « rav » n’a pas jugé nécessaire de passer devant un beit din, comme le veut la loi qu’il feint d’observer. A trop fréquenter tous ces milliardaires, rompues aux montages financiers pas toujours très casher, le shaliah veut parfois y prendre sa part. Ce Pruss n’est pas le seul, ni le premier chez les Loubavitch, à utiliser sa position pour se lancer dans une carrière parallèle de businessman. Comme disait Nahmanide à son contradicteur chrétien, lors de la célèbre dispute de Barcelone, si le messie était arrivé, comme certains le prétendent, il n’y aurait plus toutes ces saloperies que l’on peut voir chaque jour.

Les Juifs, les froums et l’argent

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Le groupe de presse juive orthodoxe Hamodia a récemment produit une vidéo, montrée lors du gala aux États-Unis de la Agudath Israel of America, sur la situation économique,en pleine crise, des  ultra-orthodoxes –haredim. La vidéo ne manque pas de montrer, chiffres de l’OCDE à l’appui, que le taux de pauvreté a fortement augmenté en Israël.
Au delà de l’analyse assez suspecte de ces chiffres, Hamodia en tire des conclusions prévisibles, et assez justes, sur le fait que l’état d’Israël est le premier responsable de cet appauvrissement. Pourtant, avec ces mêmes chiffres et courbes, nous pourrions en déduire d’autres conclusions; par exemple que les femmes orthodoxes travaillent plus que les maris (trop occupés à déchiffrer leurs daf de guemara), que cette population se plaint beaucoup des coupes budgétaires dans les subventions aux kollelim, mais quid d’aller se chercher un emploi ? Bien entendu, nous connaissons le discours classique qui veut faire croire que tout juif est requis à étudier à plein temps au kollel, que cette étude à plein temps et celle qui protège les petits soldats verts à la frontière ou les aviateurs qui survolent la Syrie; mais pour être un peu plus raisonnable il faut noter que les juifs orthodoxes prennent, de plus en plus, une large part dans le monde économique israélien.
Il faudrait donc que nos amis de Hamodia, après avoir demandé au rabbi de Gour (dont le journal est sous son contrôle) de partager sa fortune avec les plus démunis, prennent enfin compte de la réalité, à savoir que l’homme, même haredi, se doit de travailler, de subvenir aux besoins de sa famille, comme le faisait l’immense majorité des juifs orthodoxes de tout temps et de toutes régions du monde.

Bénissez moi oncle jackpot

Pinto, Abouhatseira et Ifergan

Pinto, Abouhatseira et Ifergan

Le journal Forbes Israël publie la liste des 10 rabbins les plus riches d’Israël.

A voir cette liste, on remarquera que les marchands du temple ont bien prospéré en 2000 ans, et que ce palmarès est dominé par les orthodoxes séfarades. Le top 3 est ainsi composé :

  1. Pinhas Abouhatseira, fils de baba Elazar assassiné il y quelques années : 270 millions d’euros env.
  2. Le rabbi de Gour : 70 millions d’euros env.
  3. Le rabbi de Belz : 38 millions d’euros env.

La téléréalité inspire les loubavitch

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La star de la téléréalité, Paula Abdul

On sait les Loubavitch très friands d’exposition médiatique, et bien que leurs rabbins aient demandé de faire un usage modéré des nouvelles technologies, ceux-ci semblent à contrario assez téléphage.

Si les médias israéliens se sont pâmés à l’annonce de la venue de Paula Abdul en terre sainte, afin de fêter sa bat-mitzvah (c’est pas à 12 ans ct’affaire là?), ils ont surement été surpris d’apprendre que l’ancienne danseuse et chanteuse américaine, co-animatrice de x-factor (sorte de télé-crochet aussi ennuyeux que vulgaire), avait célébrée son passage symbolique à l’âge adulte avec un rav habad de la ville de Tsfat, Eyal Riess. Contrairement à ce que son nom laisserait supposer, Paula Abdul est d’origine judéo-syrienne par son père, et ashkénaze par sa mère.

Inutile de s’attarder sur les détails des cinq heures (sic) qu’a durée la cérémonie, « Mme Abdul a certainement une néshama (âme) juive pur qui cherche une véritable et significative spiritualité juive » a déclaré le rabbin louba; maintenant qu’elle n’est plus une enfant, il ne reste plus aux Loubavitch qu’à l’inviter l’année prochaine à présenter le très couru kinous hashlouchim, le Woodstock annuel de tous les missionnaires et envoyés habad de par le monde, à New-York.

Ce grand rassemblement qui dure plusieurs jours, dont la grande fête finale s’est déroulé dimanche dernier, est aussi l’occasion de conférence et d’ateliers pratiques, sur comment réussir au mieux sa mission. C’est à nouveau inspiré d’une célèbre émission de téléréalité américaine,  Shark Tank, que nos animateurs Loubavitch ont organisés un concours.

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Shark Tank est une émission où des candidats entrepreneurs viennent présenter à un jury de professionnels un projet de business, l’heureux vainqueur se voyant financé son projet. Sur ce même mode, cinq candidats ont été choisis pour défendre un projet, et tenter de repartir avec 10000$ pour son financement. Cinq candidats pour cinq projets pas très folichons, le vainqueur ayant proposé le « Bar Mitzvah Discovery Course », un programme sur mesure pour mieux enseigner aux enfants de 12 et 13 ans, avec des leçons, des jeux, des histoires, des cartes de bienvenue, etc.

Habad s’étend, les idées fleurissent, les projets abondent, mais à trop vouloir faire le grand écart, ça risque de craquer à un endroit pas souhaitable.

Sur ce, nous vous laissons en musique avec 4000 teufeurs loubas, qui ont animés dimanche dernier, la plus grosse rave hassidic party de New-York.

Rav Ovadia Yossef et les marchands du temple

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Quelques heures après le décès du leader séfarade, on trouvait sur eBay des affiches, et même un T-shirt à l’effigie du rav Ovadia Yossef. Proposé à 21,99 $ et expédié depuis Ramat Gan en Israël.
Son turban irakien, son caftan turque de ‘ha’ham bashi et ses lunettes de soleil, ont de quoi en effet le rendre une cible idéale pour nos vendeurs de shmatess.
Du même acabit, mais plus cher 159$ le médaillon en argent Hamsa à son effigie du rabbin d’un côté, vendu à partir de Givat Shmuel. Encore plus cher, une lettre mise à prix 1149$, vendue par un collectionneur de New York. Pour 399 $, vous pouvez acheter une copie signée et dédicacée d’une célèbre responsa.

Après la perruque, la e-clope ?

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Si nombre se souviennent de l’affaire des perruques pour dames certifiées casher (si si, ce fameux problème lié aux cheveux indiens offerts à Bouddha, Shiva ou Ravi Shankar, on se sait plus trop), on se souvient en revanche moins de l’épilogue (si si, quelques mafieux orthodoxes de division d’honneur avaient eu leurs quart-d’heure de gloire, et avaient pu financer le mariage de leurs deux premiers gosses).
22, les v’la qui sévissent à nouveau ! Par eux, nous entendons bien sur ces dingos de la ‘houmra, ces -pharisiens- hypocrites, qu’ils soient de Paris, New-York ou Jérusalem, et qui feraient passer l’ayatollah Khamenei pour un dangereux libéral-libertaire (quand la hiérosolomytaine orthodoxe de base n’a droit, comme activité sportive, qu’au biathlon poussette-courses, la téhéranaise, elle peut jouer au football ou pratiquer l’athlétisme à un niveau olympique).
Leurs nouvelle cible: la cigarette électronique, ou plutôt le liquide qui permet de « vapoter ». L’organisme de certification américain CRC, dirigé par le rav Fishbein, a donc récemment tenu à mettre en garde le public contre l’utilisation de la nicotine liquide, dont la base de glycérine leurs semblent poser problème. In fine, le CRC recommande de n’utiliser que les liquides certifiés casher. En revanche, continuer de tous nous enfumer reste, bien entendu, autorisé.

Dans les chambres des ultra-orthodoxes

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Le site internet israélien ‘hadrei ‘haredim, vient d’être racheté par le publicitaire Meïr Gal pour dix millions de shekels, près de deux millions d’euros. Le site qui est visité chaque mois par pas moins de sept cent mille internautes, est spécialisé dans le traitement de l’information destiné à un public orthodoxe, mais pas seulement, ainsi que des forums très fréquentés ayant différents sujets, comme la politique israélienne, l’histoire juive, la musique, ou encore les petites salades internes au monde orthodoxe. Au dire du célèbre blogueur israélo-américain Chaim Shaulson, derrière le rachat par Gal, se cache des hommes de la secte ‘hassidique Gour (une des plus importante et des plus puissante ‘hassidout du monde).

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Gour a depuis longtemps pris la mesure de l’importance de contrôler ou posséder certains médias, afin de protéger son image et communiquer ses idées en accord avec la ligne politique du rebbe. A ce titre signalons, pour exemple, que le journal de langue française Hamodia est propriété de gour. L’absence de photos de femmes dans ce dernier journal, comme dans l’ensemble des journaux contrôlés par gour, sera un principe difficile à appliquer au site internet, sa popularité risquerait d’en pâtir. Mais Gour n’en serait pas à une contradiction près, comme le rappelle à juste titre Shaulson, ce groupe hassidique interdit et lutte contre l’usage domestique d’internet et des smartphones. Néanmoins, Gour semble s’être assuré une quiétude dans son traitement dans les médias, d’autant plus qu’il y a quelques années, les dirigeants de ce site avaient été pris en flagrant de délit de tentative de chantage sur des personnalités de l’orthodoxie juive israélienne qui payaient pour ne pas voir le site publier des articles relatant leurs magouilles diverses et variées.

Good old times

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« C’est moi qui vous l’dis ma p’tite dame, c’était mieux avant!« .

Après Niel rachetant Le Monde, c’est au tour de Jeff Bezos, le patron très 2.0 d’Amazon, de s’offrir un journal qui a marqué l’histoire de la presse. Les grandes annonces de l’année 2013 ont étés pour le groupe américain, l’ouverture de boutiques physiques, la vente en ligne de produits d’alimentation, l’ouverture au marché de l’art sur le marketplace, et enfin l’achat du Washington Post.

Alors que les journaux papiers traditionnels sont en pleine chute de leurs revenus et audiences, il est comique de constater que ces chefs d’entreprises qui incarnent ce basculement réinvestissent les marchés « traditionnels ». Y apporteront-ils une âme supplémentaire, ou plus modestement quoi que ce soit de neuf ? Surement pas. Ces entreprises « total »  sont à l’image de l’univers (et accessoirement de l’égo du CEO), en constante expansion.

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