Tzimelblog

Accueil » culture juive

Archives de Catégorie: culture juive

Publicités

La vie juive à Paris dans les années 80 en photographies

Nous poursuivons notre collaboration avec le photographe Aviv Itzhaky, qui anime également le blog Explorations photographiques. Cette fois-ci, il nous a ouvert une partie de ses archives relative à son activité de photographe pour la presse juive -entre la fin des années 70 et le début des années 80- pour laquelle il eut à se rendre à de nombreuses cérémonies, ou sur des lieux de vie juive, où se croisent rabbins, personnalités et anonymes.

Grand-Rabbin, 1979

Grand-Rabbin Kaplan, 1979

L'ambassadeur d'Israël Meir Rosen, 1979

L’ambassadeur d’Israël Meir Rosen, 1979

 

Rue des Rosiers, 1980

Rue des Rosiers, 1980

La librairie du Temple (Shir Hadash) dans le Pletzl, 1979

La librairie du temple (Shir Hadash) dans le Pletzl, 1979

Les rabbins Kaplan et Goldman avec M. de Rothschild, circa 1980

Les rabbins Kaplan et Goldman avec M. de Rothschild, circa 1980

L'ORT Rue des Rosiers, 1980

L’ORT Rue des Rosiers, 1980

Soirée de l'AUJF, années 80

Soirée de l’AUJF, années 80

L'internationale métèque, amateurs juifs et arabes qui jouaient le dimanche au bois de Vincennes, 1979

L' »Internationale Métèque », amateurs juifs et arabes (et autres métèques) qui jouaient le dimanche au bois de Vincennes, 1979

Les rabbins Chouchena et Gugenheim au séminaire rabbinique, 1980

Les rabbins Chouchena et Gugenheim au séminaire rabbinique, 1980

Badinter, Chirac et Simone Weil entourent le Rabbin Sirat au mémorial, 1982

Badinter, Chirac et Simone Weil entourent le Rabbin Sirat au mémorial, 1982

Commémoration pour les enfants juifs déportés, Rabbin Goldman, Rue des Hospitalières St Gervais, 1980 ou 82

Commémoration pour les enfants juifs déportés, Rabbin Goldman, Rue des Hospitalières St Gervais, 1980 ou 82

Serge Klarsfeld à cette même commémoration, 1980 ou 82

Serge Klarsfeld à cette même commémoration, 1980 ou 82

Résistants juifs au mémorial, années 80

Résistants juifs au mémorial, années 80

Bar-Mitzvah traditionnelle séfarade, fin 80

Bar-Mitzvah traditionnelle séfarade, fin 80

Choisir sa carte de "shana tova" à la librairie, années 80

Choisir sa carte de « shana tova » à la librairie, années 80

© photos : Aviv Itzhaky. Tous droits de reproduction et de représentation réservés © 2014 Tzimelblog

 

 

Publicités

Une légende hassidique prend forme

orig_0E6C1743A1ED4984AD330623D3FF6069

Hier soir se tenait à Paris 16è le gala de la plus grande yeshiva Loubavitch d’Europe, Tomchei Tmimim sise à Brunoy, donc près de Paris. C’est également hier que les hassidim habad marquaient la date anniversaire des 20 ans depuis le décès du dernier rabbi de Loubavitch.

Au cours de la soirée, bien entendu animée par l’un des membre du groupe hassidique, il fut raconté nombre de jolies histoires et témoignages. Parmi ces histoires, celui qui animait la soirée raconta comment un jour un juif américain se rendit auprès du rabbi Schneerson afin de lui demander une bénédiction pour avoir un fils. L’homme reçu un dollar du rabbi, eut un garçon, qui fit usage de ce dollar lors de la création de son entreprise. Son nom: Mark Zuckerberg (fondateur du site Facebook, NdR).

Tiens tiens, ça nous rappelle une petite histoire imaginaire similaire racontée sur notre site, à l’occasion de la fête de pourim, et qui s’était largement répandue sur la toile (lue plus de 30.000 fois sur le seul Tzimelblog). Certains lecteurs sont tombés dans le panneau, d’autres pas et nous précisâmes dans un autre article que ceci constituait notre blague de pourim. Comme on pouvait s’y attendre, de nombreuses personnes manifestèrent soit leur mécontentement ou bien leur amusement.

Or une personne proche (qui avait participé à l’élaboration de cet innocent canular), qui assistait hier soir au gala de la yeshiva de Brunoy, en entendant cette histoire en tomba presque à la renverse. Sous ses yeux ébahis, une salle se délectait d’une histoire hassidique, que nous savons parfaitement fausse.
Il semble que ceci devrait servir de leçon à ceux qui (s’)interdisent tout scepticisme à l’égard des fables et mythes hassidique. En attendant, les paris sont pris: combien de temps faudra-t-il pour cette histoire inventée finisse imprimée dans un livre sur les miracles du rabbi?

[Merci à Haimke]

Maran atha

אימרה+3

« … la prophétie annonce qu’au temps du messie « personne n’enseignera plus son prochain, ni personne son frère, en disant: Connaissez YHVH; car tous Me connaîtront etc. » (Jer.31:33) et il est dit: « la connaissance de YHVH emplira la terre comme les eaux recouvrent la mer » (Es.11:9) et aussi: « Ils forgeront des socs de leurs glaives et des serpes de leurs lances. On ne lèvera plus l’épée peuple contre peuple et l’on apprendra plus la guerre » (Ibid.2:4).
Or, [depuis son époque] jusqu’à aujourd’hui, il y eut maintes guerres et le monde a été plein d’oppressions et de ruines »

Ramban – Nahmanide, « La dispute de Barcelone », Ed. Verdier.

Suite du mariage Belz ou comment se déroule un grand mariage hassidique (vidéos)

Nous ne sommes pas habitués en France et ce malgré les exubérances de certains, à ces images de mariages gigantesques que supposent une grande cours hassidique, dont les différents noms n’évoquent, la plupart du temps, rien aux Juifs Français.
Véritable démonstration de force, où les préparatifs en amont nécessite une organisation quasi militaire -diplomatie y compris- la soirée en elle- même doit se tenir sans le moindre accroc. Belz peut compter dans ces événements sur une armée de bras, qui rendent ses fêtes assez unique dans le monde orthodoxe.
Malheureusement, ce mariage qui s’est terminé tard dans la nuit de mardi à mercredi, a été entaché d’un accident de voiture: un père de 7 enfants, qui rentrait de la soirée, a été percuté par une autre voiture à 4 heure du matin et est mort sur le coup.

Les différentes vidéos amateurs permettent de suivre le déroulement de ce mariage (une mention particulière pour celle de la mitzveh tantz). À noter que ces grands mariages, quelle que soit la cours hassidique, se passe à peu près toujours de la même manière.

La houpa

La réception du Rabbi et de la famille du marié

Danses

La mitzveh tantz – la danse des familles avec le mariée et la mariée

Eléctions au Consistoire: nous avons tant de choses à nous dire

vlcsnap-2051914

 

A un mois des élections pour le grand-rabbinat de France, l’institution consistoriale souffre plus que jamais d’une image désastreuse au sein de la communauté juive, communauté qui dans sa majorité a des rapports quasi-inexistants avec le Consistoire. Il faut dire qu’en 12 mois, de l’affaire Bernheim à celle du guett, est peu à peu apparu ce qui semble n’être que la partie émergée de l’iceberg. Si les dysfonctionnements présumés sont dénoncés par tous, c’est qu’au delà de faits démontrables, s’agite en coulisse de toutes parts rumeurs, ragots, scandales, chantages et manipulations diverses. Pourtant il est plus que difficile de se faire le relai de ce qui aurait du mal à être prouvé devant un tribunal, la dernière affaire en étant la preuve. Par ailleurs, évoquer sur ce blog ce qui nous semble être fondé, relèverait de l’imprudence quand on sait que le plus grand lobby en France n’est pas « celui que l’on ne peut nommer », mais bien celui des avocats, ultimes gagnants des combats en tous genres. Et qui ramasseront probablement quelques honoraires, après leurs collègues déjà passés par là, dans l’affaire qui oppose les familles, le Beit Din, des associations et des loups (ou louves) solitaires.

Seule solution, revenir à une bonne vieille recette: l’autocensure de type soviétique. Époque bénie où tous les courriers étaient ouverts et les mots contre-révolutionnaires rayés. Voici donc l’article qui se propose de traiter en profondeur le cas Consistoire et les élections à venir:

« XXXX Mergui XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX Guggenheim XXXXXXXXXXXXXXXXXXXX Beit Din XXXXXXXXXXXX viande kasher XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX vidéo XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX Korsia XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX Lewin XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX Guett XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX Avenir du Judaïsme XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX Strouf XXXXXXXXXXXXXXXXX Loubavitch XXXXXXXXXXXXXXX Liliane Vana XXXXXXXXXXX honnêteté XXXXXXXXXXXXXXXXXXX féminisme XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX libéraux XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX presse XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX Napoléon XXXXXXXXXXX orthodoxes XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX web XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX milah XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX conversions XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX légitimité XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX halakha XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX Elkiess XXXXXXXXXXXXXXXXXXX Banon XXXXXXXX finances XXXXXXXXXXXXXXXXXXX fusion XXXXXXXXXXXXXXXXXXX Kauffman XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX Bernheim XXXXXXXXXXXXX magouilles XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX prévarications XXXXXXXXXXXXXXXXXX solutions XXXXXXXXXXXXXXXX. »

Après cela, vous ne pourrez pas dire que vous ne saviez pas.

 

Histoire de danser

Si vous vous sentez parfois largué lors d’un mariage froum, le comique habad américain, Meir Kalmanson, vous fait revisiter l’histoire des danses de mariages orthodoxes.

Il y a 89 ans on inaugurait l’université hébraïque de Jérusalem

univivr

Le 1er avril 1925, 2500 personnes étaient conviées à Jérusalem au Har Hatzofim pour l’inauguration de l’université hébraïque. Cette foule fut rejointe par plusieurs autres milliers de personnes voulant assister de près ou de loin à l’événement.

Des chants furent composés pour l’occasion, et soutenu par plusieurs des grandes personnalités juives d’Europe, comme Ahad Haam, Simon Dubnov, Sigmund Freud ou encore Albert Einstein, le slogan du projet d’un centre de savoir dont on souhaitait qu’il rayonnât sur le monde juif européen fut un verset tiré des prophètes: « Car de Sion sortira une torah ».

cheminsunivheb

La pose de la première pierre fut l’occasion de discours des leaders de ceux qu’on appelait souvent encore les palestinophiles. C’est d’abord le rav Kook qui bénit le projet et l’assemblée, avant les allocutions de Lord Balfour, du poète Nahman Bialik et du futur premier président de l’état d’Israël le professeur de chimie Chaim Weizmann.

hebuni

Et bien qu’aujourd’hui son rayonnement se situe bien plus dans le domaine des sciences, de l’informatique et de l’économie, l’université compta parmi ses professeurs les illustres Buber, Scholem, Leibowitz, etc.

Par chance, une caméra se trouvait là en ce premier jour du mois d’avril 1925.

Vers un nouveau boycott de produits israéliens ?

gefilte_fish_loaf_bulk

A l’approche des fêtes de pessah, ce qui constitue une des bases de chaque tablée de shabbes ou yontef [shabbat ou yom-tov, Ndr] des maisons ashkénazes, mais pas que, risque d’être absente. C’est le journal israélien Yediot Aharonot qui s’en est fait écho: afin de lutter contre la hausse des prix du gefilte fish les semaines précédant la pâque juive, où ces boulettes ou pains de poisson blanc agrémenté d’une rondelle de carotte se vendent en grande quantité, le rabbin Shmuel Eliezer Stern, de Bnei Brak, a appelé au boycott et a même émis une décision halakhique (juridique) en ce sens.

C’est une très bonne idée que de faire pression sur les professionnels de l’alimentation kasher, qui profitent souvent des restrictions alimentaires de pessah, pour se faire des matzoh balls en or. Ah, si nous pouvions faire la même chose en France, qui plus est avec le soutien de rabbins ou du Consistoire, rêvons un peu…

 

Copinage et crustacés… Une fois n’est pas coutume

pav1
Très joliment réalisé, le site de la nouvelle revue de la communauté massorti Adath Slalom: Mikhtav Hadash. Revue qui publie certaines des photos que nous avions présentées sur le Tzimelblog, mais aussi des photographies de synagogues parisiennes par Aviv Itzhaky.
Également au sommaire de ce 1er numéro, preuve d’une certaine pluralité de traitements et d’opinions, les plumes francophones de l’orthodoxie moderne à la française: Emmanuel Bloch et Gabriel Abensour – quoique il m’échappe encore ce qui relève du moderne et de l’orthodoxie…

Tzimel en Israël (2)

IMG-20140214-WA0023

Je suis rejoint par le cousin Joseph, qui lui a voyagé de Paris sur un vol où se trouvaient Gilles Mergui et Joël Bernheim. L’un en classe éco, l’autre en business ; mais qui dans quelle classe ? L’un gagnait quinze mille euros par mois l’autre n’était pas salarié du Consistoire ; oui, mais l’un est toujours un grand-dirigeant, l’autre pas. Alors ? Alors suivez mon regard…

Lire la suite sur Jewpop

Tzimel au pays des sionistes

sans-titre (2)

À l’occasion de mon voyage en Israël, j’ai décidé d’adopter une coutume locale: la colonisation. Attention, il ne s’agit nullement pour moi de m’installer dans une roulotte sur une colline avec des voisins qui parlent une langue assez gutturale. Bien évidemment non. Mais avec le concours de mes bons amis de Jewpop, qui soutiennent et participent à la promotion de ce modeste blog, leur site internet sera un peu colonisé par mes chroniques de terre sainte. Qu’ils en soient ici fortement remerciés. En à peine plus de deux ans, Jewpop s’est imposé comme Le magazine web juif le plus lu de France, avec plus de 100000 visiteurs uniques par mois. N’hésitez pas à vous abonner à la page facebook du site pour ne rien rater des articles sur les livres, le billet d’humour séfarade hebdomadaire de sefwoman ou encore la rubrique charme (oy vey!).

Tout ce qui sera relaté dans ces chroniques sera l’exact vérité de ce qui est vu, lu ou entendu; néanmoins je confesse par avance la partialité de mon œil et la subjectivité de mes opinions et sentiments.

Tzimel

Naissance d’une hassidouth

1

Peu après le décès du Baal Shem Tov, et surtout du Maguid de Mezeritch, le monde juif est-européen vit éclore les différentes dynasties hassidique. La règle, non-écrite, voulait que chaque admour fut le rabbi de la ville où celui-ci officiait; ainsi les noms de Gour, Belz, Loubavitch et autres, nous sont parvenus et perdurent encore.

Aujourd’hui, dans la mesure où la majorité des hassidim de par le monde sont concentrés sur quelques pays, et notamment la terre d’Israël, les USA et l’Angleterre, il semble incongru de fonder une nouvelle hassidouth sur le nom d’une ville que l’on n’habite pas. Exception à cet énoncé, lorsqu’un admour « majeur » est intronisé, il arrive fréquemment que l’un de ses frères devienne au même moment un rebbe, comme c’était souvent le cas au sein des grandes dynasties; à titre d’exemple: Satmar, déjà scindée en deux par deux frères qui se disputent le titre de « rabbi de Satmar », un troisième frère est quant à lui, plus modestement le rabbi de Zeta, surement du nom d’un trou proche de Satu-Mare, ou de Sighet.

Pourtant, un illustre inconnu, rav Nethanel Levkovitch vient de se proclamer Rebbe de Radvil; surement un obscur shtetl, où le grand-père dudit rebbe vivait avant guerre (quoique…). Jusque là, l’incongruité du phénomène laissera le lecteur assez indifférent. Mais c’était sans compter cette gentille lettre manuscrite, qui au delà de l’annonce faite par notre Napoléon en herbe de son appointement comme rabbi, avec les recommandation de ses concurrents, deux détails sautent aux yeux. Tout d’abord, la lettre se termine par un post-scriptum, nous informant que le nouveau rebbe de Radvil, ne reçoit pas d’argent, ni n’a l’intention d’en demander. Auquel cas deux solutions: soit l’homme est un gentil bisounours, et quel intérêt alors de se proclamer rabbi? Pour avoir une plus belle redingote (bekitche) que son voisin? Soit il nous prend pour des bleus, nés de la dernière pluie. Et c’est là que nous atteignons notre seconde remarque: pour un rabbi vivant en Terre Sainte, quel besoin y avait-il de mettre ses coordonnées en français? Notre néo-rebbe aurait-il de purs intentions à notre égard, ou vise-t-il autre chose que le salut de notre âme? L’avenir nous le dira; en attendant, sortez vos calepin, et à la page « mise en quarantaine » cochez une croix – ou une étoile de David comme bon vous plaira.

Photographies exclusives de Habad des années 80

Après un premier article sur les 100 ans de la synagogue de la rue Pavée, nous poursuivons notre collaboration avec le photographe Aviv Itzhaky, qui anime également le blog Explorations photographiques, et vous proposons un regard dans le passé, sur les Loubavitch, qui ont fortement marqué la communauté juive d’Ile de France depuis une trentaine d’années. Ces photographies prises au début des années 80 n’avaient encore jamais été publiées.

Afin de partager ces photographies avec les principaux intéressés, celles-ci paraîtront également, ce jour (à une heure américaine), sur les très intéressant blog habad animé par Hirshel Tzig: Circus tent.

Les hassidim habad de Paris et sa région sont regroupés autour de trois pôles principaux: les institutions Sinaï, fondées par le rav Hillel Pevzner, et toujours dirigées par ses enfants; la yéshiva Tomchei Tmimim située à Brunoy où officient plusieurs rabbanim,  notamment le rav Kalmenson; et enfin le Beth Loubavitch, dirigée par le rav Azimov.

Rav Goldberg zal, yéshiva de Brunoy, 1980

Rav Goldberg zal, yéshiva de Brunoy, 1980

001

Élèves à l'étude, yéshiva de Brunoy

Élèves à l’étude, yéshiva de Brunoy

002

003

rav Hillel Pevzner zal à Brunoy

rav Hillel Pevzner zal à Brunoy

Défilé de lag baomer, rue des rosiers, années 80

Défilé de lag baomer, rue des rosiers, années 80

Un hassid habad, Paris, 1999 ou 2000

Un hassid habad, Paris, 1999 ou 2000

© photos : Aviv Itzhaky. Tous droits de reproduction et de représentation réservés © 2014 Tzimelblog

Superstitions et désenfumage

Li4vLi4vdXBsL2ltZy9uZXdzXzFfMTY4LmpwZw==_300x300

  Ce shabbat, nous allons lire dans les synagogues la fameuse parachat haman. Pour tout superstitieux qui se respecte, s’il y a bien un jour où il ne faut pas manquer d’être présent à la shoul, c’est bien ce samedi.

En effet, une intense campagne de publicité dans la presse juive francophone, nous incite, pour la énième fois, à mettre la main au portefeuille pour d’obscures organismes de charité israélienne: Koupat hair, Vaad harabanim, Admour de Tchernobyl, tous les professionnels de l’enfumage ont répondus présent, frétillants à l’idée de tondre les naïfs juifs de France.

En attendant de les laisser compter le résultat de leurs rapines, racontons à ces escrocs de séries B une petite anecdote, survenue chez rabbi Yoël de Satmar zal, eux qui sont si friands d’histoires hassidico-rabbiniques: un jour un de ses hassidim se présenta devant reb Yoël pour se plaindre de ses difficultés financières, il se demandait si la raison à cela ne venait pas du fait qu’il avait manqué une de ces segouloth, formules pseudo-magiques, qui apportent richesse. A ces inepties, le vieux rebbe répondit « les segouloth c’est bien jusqu’à huit heure du matin, après au travail! ». A bon entendeur – et à tous ces parasites – salut.

Jésus vous souhaite shana tova

Bourdon,_Sébastien_-_Presentation_in_the_Temple_-_c._1644

La présentation au temple, Sébastien Bourdon, XVIIe siècle

  Si le 25 décembre est le jour de la naissance de Jésus, l’année commence le 1er janvier, soit 8 jours après ladite naissance. C’est le cas, bien entendu, dans notre bonne vieille France, fille aînée de l’Église; Église étant le mot français forgé à partir du grec Ecclesia, qui signifie assemblée, et qui se dit en hébreu Qehila -קהילה- que les Juifs utilisent souvent, maladroitement, pour désigner « la communauté ».

Bref, il nous semble que toute cette histoire sent bon le communautarisme le plus étroit. Car c’est bien l’Église, Catholique, Apostolique et Romaine, qui a fixée le commencement de l’année (sans rentrer dans le débat sur l’historicité de cette date) au jour de la circoncision -de la chair- du sauveur juif de la gentilité, et selon ce vieux rite juif, signe dans la chair de l’entrée dans l’alliance du patriarche Abraham, au 8ème jour de la vie du nouveau-né.

Cela est écrit explicitement dans l’Évangile de Luc :  » Quand fut arrivé le huitième jour, celui de la circoncision, l’enfant reçut le nom de Jésus, le nom que l’ange lui avait donné avant sa conception. Quand arriva le jour fixé par la loi de Moïse (ce que nous appelons Torah, Ndr) pour la purification, les parents de Jésus le portèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, selon ce qui est écrit dans la Loi : Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur. Ils venaient aussi présenter en offrande le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur « .

A l’heure où la circoncision des Juifs (et des musulmans) paraît déranger une bande de fonctionnaires du parlement européen, ce petit rappel leur serait fort utile; et à ceux de cette bande qui nous balanceraient leur laïcité au visage, nous répondons que leurs opinions ne nous intéressent pas, qu’ils ne sont pas les premiers sur la liste, et que toute cette agitation au lieu de s’occuper des problèmes de misère, de chômage et de violence, nous semble suspecte. Et à ceux qui se réclament des racines chrétiennes de l’Europe (à juste titre, si l’on n’entend pas que celle-ci exclue les juifs), méditez la parabole rapportée, à nouveau, par Luc:  » Quiconque boit du vin vieux n’en désire pas du nouveau, car il dit: « Le vieux est meilleur » ».

A tous, une bonne année 2014.

Bienvenue chez les ch’tis

media_xl_379218

  Très tôt dans l’histoire des différents mouvements hassidique, petits et grands rabbis ont pratiqués le mariage entre cousins à haute dose. Puisque le « tzadik » et sa famille incarnaient une nouvelle forme d’aristocratie, il fallait alors que le sang resta pur; l’interdit biblique prenant ici tout son sens, on ne pouvait comme chez les pharaons égyptiens, épouser sa sœur, néanmoins les rabbis et certaines grandes famille ont toujours fait attention à garder la lignée la plus imperméable possible à tout élément allogène.

C’est ainsi que seulement 30 jours après le décès de la petite-fille du rabbi Vizhnitz à l’âge de 18 ans, le mari a annoncé qu’il épouserait la sœur cadette de sa femme morte.

Yohanan Hager, qui a été mariée à Chaya Faiga Hager, va se marier avec la jeune sœur de sa femme morte, Trany Hager. Comme nous pouvons le constater, tout ce beau monde porte le même patronyme, Hager, nom de famille de la dynastie des rebbeim de Vizhnitz.

Chaya Faiga Hager, mariée à 17 ans avec un cousin, est décédée juste un jour après avoir donné naissance à son premier enfant, une petite fille en bonne santé.
Le lendemain de l’accouchement la jeune femme a développée une infection et son état s’est rapidement détériorée. Des milliers de personnes ont assisté à ses funérailles à Monsey (état de NY) où elle a été enterrée.

Pas de place pour les sentiments et le deuil dans la famille de l’illustre tzadik, et alors qu’il vient d’avoir un enfant et perdre son épouse, le jeune endeuillé doit déjà se fiancée avec sa belle-sœur:  Vizhnitz ton univers impitoyable.

Leçon de yiddish express

La synagogue de la rue Pavée fête ses 100 ans

Si nous pouvons regretter que l’association qui gère la synagogue historique de la rue pavée ne fasse rien de particulier pour l’anniversaire des cent ans de sa fondation, cela ne nous empêche pas célébrer cet évènement à notre manière.

Le photographe Aviv Itzhaky du blog ami « Explorations photographiques« , qui avait déjà partagé son travail sur un autre site ami, Jewpop (ici et ), nous fait le plaisir et l’honneur de partager ses quelques photographies de la shoul de la rue pavée; photos introduites par son texte.

« Tous les ans à roch hachana je prie dans la synagogue de la rue pavée que je connais bien depuis longtemps. Ce moment solennel me fait oublier que je me trouve dans un décor très beau, quoi qu’un peu négligé. Mais cette année est une année particulière pour cet édifice, puisque la date de sa fondation est l’année 1913.

Pavée ext.

Regardons donc un peu l’histoire de cet édifice: c’est un groupe d’immigrés juifs orthodoxes d’Europe de l’est, notamment de Russie qui se regroupaient en association indépendante, et a rassemblé les fonds nécessaires pour l’acquisition du terrain, la planification et la construction, tout cela, dans le but de ne pas dépendre des institutions de l’état et du consistoire.

pav1

pav4C’est Odile Oppenheim, nièce du fondateur, Joseph Landau, qui a recommandé l’architecte Hector Guimard pour la construction de cette synagogue. Pourquoi lui? Elle devait le connaitre bien, puisque plus tard ils se sont mariés… En tout cas Guimard, comme à son habitude dans toute sa carrière professionnelle, s’investit à fond dans le projet et ne s’est pas contenté de la conception du bâtiment – dans le style Art Nouveau, typique de l’époque – il s’est également occupé de tous les détails, de la créations des décorations et des meubles en bois et fer forgé, toujours avec des formes empruntées au monde végétal.
Je prie donc à roch hachana dans un endroit dont les bâtisseurs ont beaucoup investit pour qu’il soit beau, et beau,  il l’est assurément. »

pav2

pav3

Hava naguila ou Хава нагила ?

Les hassidim de Belz ont étonnés leur petit monde, quand une vidéo a circulé sur le net, montrant le rebbe et ses hassidim chantant le fameux air « hava naguila ». La hassidout Belz étant d’origine ukrainienne, un retour aux sources sous forme de pot-pourri s’imposait.

 

 

 

 

D’Anvers à New-York en paquebot

Red_Star_Line_Anvers

Un musée raconte la traversée des  Juifs américains à bord des paquebots à vapeur du Red Star Line depuis leur port d’attache belge d’Anvers. C’est environ deux millions de migrants à travers l’Atlantique entre 1873 et 1934, qui y ont voyagé, les quarts d’entre eux juive, dont Einstein , Irving Berlin ou encore Golda Meir.

Deux millions de personnes qui partirent de l’Europe au tournant du 20e siècle dans l’espoir de laisser derrière eux la pauvreté ou la persécution .

La grande majorité sont arrivés par le train de l’Europe centrale et orientale. Ceux qui venaient de la Russie impériale ont généralement fui dans des conditions difficiles, les pogroms ou le service militaire qui pourrait s’étendre jusqu’à 20 ans. Dans les dernières années, beaucoup fuyaient les nazis.

Sonia Pressman Fuentes, l’une des rares ayant effectuée cette traversée encore en vie, avait cinq ans quand elle monte à bord du SS Westernland en 1934 avec ses parents d’origine polonaise. Après avoir lutté pendant neuf mois pour survivre à Anvers, ils ont choisi la promesse de l’Amérique : « quand nous étions sur le bateau j’ai appris plus tard que la police fédérale était venue à notre appartement à Anvers pour nous expulser vers la Pologne, ce voyage nous a sauvé la vie ».

Mais cette promesse ne fut pas sans ses propres difficultés et périls .

Les visiteurs du musée peuvent voir où les passagers de troisième classe déposaient leurs sacs à stériliser dans des chambres à vapeur, puis devaient prendre des douches qui pouvaient durer jusqu’à 40 minutes, avec du vinaigre et du benzène, pour nettoyer et enlever les poux. A l’arrivée, les médecins attendaient, pour vérifier si les passagers étaient en assez bonne santé pour rentrer aux États -Unis.

Environ 2 % des migrants ont été rejetées et la Red Star dû ramener de l’île d’Ellis Island vers l’Europe.

A neuf ans, Ita Moel a été l’une de ceux qui sont refusés, en 1922, parce qu’elle avait le trachome infectieux de la maladie de l’œil. Son frère Morris raconte dans une vidéo comment leur mère a fait le choix douloureux de la renvoyer seul. Ita essayée et échouée à nouveau un an plus tard. C’est seulement en 1927, à sa troisième tentative, qu’elle y parvint et retrouva sa famille.

Pas tous étaient aussi chanceux. Âgé d’à peine six ans, Ethel Belfer fut renvoyée d’Amérique en 1923 parce qu’elle était handicapée mentale. Elle est revenue avec une tante en Roumanie où elle est morte de faim en 1929.

Entre 1815 et 1930, quelque 60 millions de personnes ont quitté l’Europe pour s’installer dans les Amériques, en Australie et en Nouvelle -Zélande.

Red Star Line, avec le Canadien Pacifique et Cunard Lines, a effectué quelque 2,5 millions de trajets  d’Anvers à Philadelphie, puis à New York , Boston et Halifax au Canada, la durée de la traversée était généralement de 10 jours, durant laquelle, les migrants étaient entassé sur le pont, dormaient vivaient dans une grande exigüité.

Albert Einstein a voyagé vers et depuis les Etats-Unis sur un paquebot Red Star, pour finalement émigrer définitivement, en embarquant sur le SS Westernland en 1933, après avoir appris que les nazis avaient confisqué ses biens. Le musée présente d’ailleurs sa lettre de démission de l’Académie des sciences de Prusse, écrit sur papier à en-tête de la Red Star Line.

Les autres passagers illustres qui voyagèrent à bord des bateaux de cette compagnie furent, notamment,  la jeune Golda Meir,  le père de Fred Astaire, ainsi qu’Israël Balin , qui deviendra plus tard l’auteur-compositeur Irving Berlin.

 

%d blogueurs aiment cette page :