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Cachez ces femmes que nous ne saurions voir

sans-titre (3)

  Après les leçons de séduction de la célèbre marque de lingerie féminine Aubade, voici celles dispensées par le Vaad Lema’an Toihar Hamachaneh – une organisation anglaise qui s’est donnée pour but de veiller aux bons usages dans les relations hommes-femmes.

On s’étonnera toujours qu’une bande de schnoks (pour ne pas dire de schmocks) n’ait d’autres choses à faire que de consacrer leur temps à savoir comment régenter la vie privée des gens et en particulier des femmes.

Cette très suspecte obsession provoquerait surement des conclusions psychanalytique qui ne ferait pas mentir le peintre qui disait: « En chaque anglais sommeille un aquarelliste ou un pédéraste », nos amis n’ayant probablement aucun intérêt pour le dessin, il ne reste que peu d’alternatives.

 Ces trois pages rappellent au public choisi, les usages à observer sur le lieu de travail entre les hommes et les femmes. Oubliez la galanterie, les bonnes manières ou même le minimum de savoir-vivre, c’est à mettre aux oubliettes pour les rédacteurs, qui n’ont probablement jamais travaillé en entreprise.

Au milieu des évidences connues de tous, comme ne pas demander « comment ça va? », ne pas rire aux blagues du collègue de la compta, éviter de se rencontrer incidemment dans la rue, ne pas être trop apprêtée au travail, ne pas aller aux mariages de la famille du collègue sans avoir au préalable vérifier les conditions de tsniouth, vérifier que son collègue ne s’intéresse pas trop à la nouvelle secrétaire, etc., quelque extraits en résumé et bien gratinés:

En dehors des heures de travail un homme et une femme ne doivent pas avoir de conversations, même téléphonique, et en cas d’impératif transmettre le message via le mari ou le père (par ex. « Allo Reb Rosenberg, votre femme est virée! Inutile, je ne peux pas lui parler »)

Si un patron doit féliciter une employée, il doit le faire en louant le travail fait et non pas la personne (par ex. Le directeur de crèche dira « Rebbtzen Goldstein, votre façon de torcher les bébés est exceptionnelle! »)

Éviter tant que possible que les médecins et autres patrons n’aient pas de secrétaire féminine (certains rabbins risquent de tirer la gueule)

Avant d’embaucher une femme, consulter son rav (par ex. « Rav Weinberg, pour ma nouvelle secrétaire, j’ai le choix entre Goldie -58 ans- et Svetlana -24 ans- ne pensez-vous pas qu’il faille donner sa chance aux jeunes? »)

– Nos amis étant quand même sensible à la condition des femmes, ils nous disent qu’une secrétaire ne peut servir le thé à son employeur, sauf s’il est dans ses attributions de servir tous les employés (ouf, l’honneur est sauf!) 

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3 commentaires

  1. gef dit :

    Ce ne sont que des conséquences pratiques indirectes des lois sur le Yih’oud et Tsinout ??

    On peut le prendre comme vous le faites mais aussi sur le plan Halah’ique pur et ce qui est dit n’est pas stupide.

    Je n’ai pas les connaissances pour juger l’opportunité de consulter d’embaucher une femme qui ne soit pas une secrétaire ou avec risque de yih’oud, mais il peut y avoir des conséquences sur d’autres salariés.

    Ne pas négliger la sagesses de nos rabbanim. Tous n’auront pas forcément une réponse parfaite, il est plus facile d’interdire que d’autoriser, mais certains sont d’une sagesse et d’une perspicacité qui est d’une grande aide.

    Attention au dénigrement systèmatique, mêm s’il y a la place à la critique.

  2. gef dit :

    Les rabbanim voient plus loin : « roeh ete hanolad » est la qualité du H’aram (ca tombe bien c’est dans Pirké Avot, on vient de le lire il y a peu), meme si je crois que ce n’est pas le plus haut niveau… mais je n’en suis même pas là…

    Si tous les hommes et femmes étaient capables de juger ce qui est bon pour eux (et pour les autres), ce serait le gan eden…

    Mais on est « karov ete atsmo », donc pas objectif : celui ou celle qui veut un boulot (ou inversement un ou une secrétaire à son goût) risque de trancher d’une façon peu objective…

    Pas question de se laisser imposer : il faut aller demander soi-même si on ne sait pas, si on doute, si on est juge et partie (« asse lecha Rav »).

    Toute discussion est bonne mais si l’on réfléchi dans le sens de la torah…

    Bon je me suis peut être trompé d’endroit pour discuter ? Il faut être critique systématiquement et ne pas tenir compte de nos enseignements ou simplement soulever les dérive comme j’ai cru que c’était l’objectif du site ?

    Sans aucune agressivité de ma part, juste pour savoir…

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