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La alya du pauvre, une comédie écrite par le ministère de l’alya et de l’intégration

Pendant que la presse se fait l’écho d’une probable alya de nombreux juifs de France, l’agence juive multiplie les efforts pour attirer les juifs du monde et les installer dans l’état hébreu. Pour la France, les efforts sont concentrés sur la partie administrative, puisqu’Israël vient de reconnaître les diplômes français et souhaiterait reconnaître également les permis de conduire.
Malgré les déclarations tonitruantes, à grand renfort de communications, les efforts financiers sont eux réservés à l’alya des pays anglo-saxons. Ironie de l’histoire, c’est dans ces mêmes pays que l’on moque le système de protection sociale des français qui en ferait des assistés; mais pour le candidat à l’alya qui parle la langue de Shakespeare ou Bush on réserve près de 90% de l’enveloppe du ministère prévue à cet effet.

Récemment, le ministère israélien de l’alya a concocté un petit programme de retour qui s’adresse aux israéliens vivant à l’étranger et particulièrement en France. Car dans les objectifs de l’alya organisée, il y a aussi le retour des nationaux au bercail. Parmi ces programmes, il y en a un qui à pour but de proposer des aides en échange d’une installation dans les implantations (yishouvim) et villes du Néguev et de la Galilée.
Il faut bien se représenter, que ce type de programme s’adresse justement à ceux qui sont allés vivre à Londres, Berlin, Los-Angeles ou Paris. À ces israéliens qui vivent en France et qui sans doute profitent de cet affreux système socio-économique.

Le programme, en 15 articles et 4 sous-articles est un petit bijou d’humour, dont seul les fonctionnaires israéliens ont le secret.
Parmi ces articles:
3. Les citoyens du retour ayant répondu aux critères et intégrés dans le programme, seront censés recevoir une aide pour le paiement du loyer ainsi que des primes concernant l’emploi et l’entreprenariat.

7. Dans le cadre du programme, l’ayant droit est susceptible de percevoir une participation pour les frais de location pendant une période de 12 mois à compter du jour du retour en Israël en tant que « citoyen du retour ».

8. L’ayant droit participant au programme qui dispose d’un travail et présente au moins 6 fiches de paye 8 mois après son retour en Israël, est censé recevoir une « prime de promotion à l’emploi » à hauteur de 5600 shekels. Une unité familiale est en droit de percevoir une seule prime de promotion à l’emploi.
Donc une super prime d’à peu près 1300€ par foyer -le langage militaire ayant ici un peu débordé le traducteur qui parle d' »unité familiale »- c’est toujours sympa à prendre, mais renoncer à la sécurité sociale française pour ça, ce n’est surement pas ce qui attirera les foules.
Les quelques articles suivants, décrivent eux aussi différentes sortes de primes, de résidence ou encore d’entreprenariat. Jusque là, le « candidat du retour » qui aurait la nostalgie d’une laffa shawarma à moins de 12€ peut quand même y trouver son compte.
Patatras, l’article 14 vient vite refroidir notre candidat potentiel:
14. L’aide accordée dans le cadre du programme est conditionnée par l’existence d’un budget.
En même temps, monsieur de Lapalisse n’aurait pas dit mieux. Comment dit-on guignol en hébreu?

>>>Détail du programme_alya

Pour les candidats-kamikazes, cliquez ici pour plus de détails

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