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Incitation à la violence

vizhnitz

On peut constater depuis quelques temps que les actes de violences augmentent en nombre et en sauvagerie au sein du judaïsme orthodoxe israélien, essentiellement chez les hassidim. La semaine dernière ce sont des membres de la atra kadicha, une émanation de la eida ‘haredith, qui ont violemment battu un promoteur immobilier, sans compter les agressions de soldats juifs orthodoxe déambulant en uniforme dans certains quartiers de Jérusalem. Les juifs en général, et les orthodoxes en particulier, n’étaient pas habitués à ces actes. Il est parfaitement justifiable de s’opposer à l’état d’Israël, ou à l’enrôlement des jeunes étudiants des yéchivoth dans l’armée, mais il n’y a rien de glorieux à envoyer, en général, des jeunes faire le coup de poing. Notons que ce problème concerne surtout les hassidim, les juifs suivant le courant « lituanien »restent plus mesurés en acte, et reconnaissons le, grâce notamment aux différents rabbins qui n’aiment pas envoyer les jeunes manifester, préférant les laisser à leurs études.

Shabbat dernier, Rabbi Isroel Hager, rabbi de vizhnitz (un des plus grand groupe hassidique au monde), a tenu un discours pour le moins surprenant. Délaissant les petites phrases liées à la guerre interne à vizhnitz (le groupe est scindé en deux, Isroel s’étant proclamé rebbe, au même titre que son frère Mendel), ou la dénonciation de l’état impie d’Israël (position parfaitement légitime, mais grotesque dans la bouche de ce rabbi), Isroel s’est attaqué de manière allusive à des membres de sa paroisse, avec qui il est en conflit, pour des problèmes inintéressants de non-admission d’enfants pour cette rentrée scolaire. Des parents, dont les enfants n’ont pas étés admis dans les écoles de vizhnitz, ont portés plainte au ministère, et se sont donc vu traités de mosser, délateur. Rabbi Isroel, a donc raconté à ses ouailles vers la fin de shabbat, un de ces merveilleux conte hassidique qui avant tellement fasciné Martin Buber: le précédent rabbi de Belz se trouvait dans sa jeunesse à Belz, en Ukraine, peu avant pessah’, et vit que l’on faisait rentrer un juif à la longue barbe blanche dans le fournil d’une boulangerie où allait se préparer les matzoth. L’homme fut introduit vivant dans le four et brûla. Au jeune futur rabbi qui demanda ce qui se passait, on répondit qu’il s’agissait d’un grand délateur, que l’on brulait au vu et au su de tous, selon le conseil des rabbins, pour que tout le monde sache la gravité du crime commis.

Espérons que le message ne sera pas trop pris au sérieux par des oreilles tendres présentes dans cette belle réunion.

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