Tzimelblog

Le blog est hibernation – mais il continue sur Facebook

AfaxQhUp

De nombreux changements font que ce blog est actuellement est d’état d’hibernation avancée.

Vous pouvez cependant continuer de le suivre sur Facebook où il y encore de l’activité.

Un primitif s’est échappé de Tunisie

.

Rav Meir Mazouz, le chef spirituel -d’origine tunisienne- du parti nouvellement fondé Ha’am Itanu et l’un des leader rabbinique du judaïsme séfarade orthodoxe, a dit à l’un des ses élèves que les Juifs séfarades ont été épargnés par l’holocauste parce qu’ils ont étudié la Torah, rapporte Ynet dans un article, citant un livre de responsa de Mazouz.
Répondant à une question de savoir si l’éducation ashkénaze est mieux que l’éducation séfarade, Mazouz a dit: « Pourquoi l’holocauste a quasiment épargné les Juifs séfarades? c’est le résultat de l’éducation dans la sainte Torah … « .

Noël est encore assez proche pour offrir à ce sauvage quelques livres d’Histoire.

L’exercice de la démocratie dans l’état d’Israël est un spectacle comique

10341447_492928787473588_6513417457435377927_n

Si les politiques et les journalistes ont pour habitude de commenter les décisions -somme toute- symboliques, comme la construction de logements dans des quartiers où ne voudrait pas vivre le Palestinien moyen (trop moche, trop de juifs) ou les fanfaronnades de Bibi Netanyahou, c’est qu’ils omettent par ignorance de se souvenir que ce petit pays du proche-orient, tient plus dudit orient que de la proximité avec l’occident.

À ce titre, la vie politique, locale ou nationale, y ressemble plus au souk un jour de grande affluence qu’aux débats policés du mercredi après-midi sur France 3.

On commence chez les haredim -ultraorthodoxes- où le conseil municipal de Elad a des airs de dispute synagogal.

À la Knesset, c’est plus chaud; le député du parti arabe Balad, Zahalka, traite le faucon du Likoud Feiglin de facho, qui s’empresse de lui montrer de suite qui est le plus démocrate des deux.

À ce stade de clownerie, même la chaîne parlementaire propose son bêtisier; au menu: la directrice de commission qui parle des mariages de la veille ou encore le député haredi Litzman qui ne sait toujours pas compter correctement en hébreu.

Quand est-ce qu’il se termine ce sketch?

La femme de Pinto peine à convaincre les téléspectateurs de son innocence

rabbi-pintoTrois des avocats du pseudo-kabbaliste Yoshiyahou Pinto – Moshe Mazor , Ro’i Bichler et Eli Zahar – se sont brusquement retirés du dossier après que Pinto aurait violé les termes de son entente avec la justice. Tous les trois ont représentés Pinto pendant une longue période et auraient mené les négociations avec le bureau du procureur pour l’entente de collaboration et de plaider coupable -Pinto ayant reconnu avoir tenté de corrompre un officier de police- en échange d’une forte réduction des charges retenues contre lui et un accord qu’il ne purgerait pas plus d’un an de prison.

La femme de Pinto – qui a été impliquée dans les crimes de son mari – a donnée une interview à Channel 2  la semaine dernière dans laquelle elle a affirmée qu’elle et son mari sont innocents de toutes les accusations. Cette interview a violée les termes de l’entente. Dans une affaire distincte, mais liée, Pinto aurait tenté de corrompre un autre officier supérieur de police, Ephraim Bracha, avec l’équivalent de 200000$ en espèces (en francs suisses). La femme de Pinto a livrée l’argent à la femme de Bracha, or le couple Bracha portaient un micro discret et la tentative de corruption a été enregistrée. Pinto tentait d’obtenir des informations sur l’enquête criminelle visant la fondation de charité qu’il dirige, Hazon Yeshaya.

Au cours de l’entretien accordé à la télévision israélienne, Dvorah Pinto (qui a déjà tentée de se suicider par le passé) a larmoyante, décrite sa situation comme « difficile ». Au cours de ce même reportage, on peut la voir repartir en Mercedes avec chauffeur. Quand on pense, que son mari est entre autre accusé d’avoir fait de l’argent en détournant des aides destinées à de vieux survivants de la shoah, la compassion pour cette pauvre dame n’est pas aisée.

La solution des hassidim Belz pour les « sans-dents »

Bonnes fêtes de Soukoth – A gut yontef – חג סוכות שמח


succos

Cachez ces femmes que nous ne saurions voir

sans-titre (3)

  Après les leçons de séduction de la célèbre marque de lingerie féminine Aubade, voici celles dispensées par le Vaad Lema’an Toihar Hamachaneh – une organisation anglaise qui s’est donnée pour but de veiller aux bons usages dans les relations hommes-femmes.

On s’étonnera toujours qu’une bande de schnoks (pour ne pas dire de schmocks) n’ait d’autres choses à faire que de consacrer leur temps à savoir comment régenter la vie privée des gens et en particulier des femmes.

Cette très suspecte obsession provoquerait surement des conclusions psychanalytique qui ne ferait pas mentir le peintre qui disait: « En chaque anglais sommeille un aquarelliste ou un pédéraste », nos amis n’ayant probablement aucun intérêt pour le dessin, il ne reste que peu d’alternatives.

 Ces trois pages rappellent au public choisi, les usages à observer sur le lieu de travail entre les hommes et les femmes. Oubliez la galanterie, les bonnes manières ou même le minimum de savoir-vivre, c’est à mettre aux oubliettes pour les rédacteurs, qui n’ont probablement jamais travaillé en entreprise.

Au milieu des évidences connues de tous, comme ne pas demander « comment ça va? », ne pas rire aux blagues du collègue de la compta, éviter de se rencontrer incidemment dans la rue, ne pas être trop apprêtée au travail, ne pas aller aux mariages de la famille du collègue sans avoir au préalable vérifier les conditions de tsniouth, vérifier que son collègue ne s’intéresse pas trop à la nouvelle secrétaire, etc., quelque extraits en résumé et bien gratinés:

En dehors des heures de travail un homme et une femme ne doivent pas avoir de conversations, même téléphonique, et en cas d’impératif transmettre le message via le mari ou le père (par ex. « Allo Reb Rosenberg, votre femme est virée! Inutile, je ne peux pas lui parler »)

Si un patron doit féliciter une employée, il doit le faire en louant le travail fait et non pas la personne (par ex. Le directeur de crèche dira « Rebbtzen Goldstein, votre façon de torcher les bébés est exceptionnelle! »)

Éviter tant que possible que les médecins et autres patrons n’aient pas de secrétaire féminine (certains rabbins risquent de tirer la gueule)

Avant d’embaucher une femme, consulter son rav (par ex. « Rav Weinberg, pour ma nouvelle secrétaire, j’ai le choix entre Goldie -58 ans- et Svetlana -24 ans- ne pensez-vous pas qu’il faille donner sa chance aux jeunes? »)

– Nos amis étant quand même sensible à la condition des femmes, ils nous disent qu’une secrétaire ne peut servir le thé à son employeur, sauf s’il est dans ses attributions de servir tous les employés (ouf, l’honneur est sauf!) 

Bon kippour et bon jeûne – גמר חתימה טובה וצום קל

תמונה 13

A quand un mouvement juif des « pigeons » ?

תמונה 9

La justice israélienne vient de mettre en garde à vue 13 personnes suspectées de blanchiment d’argent, pour des montants de plusieurs centaines de millions de dollars à l’échelle internationale. Les suspects sont: un dirigeant de la yéshiva de la hassidouth Zwiel, un dirigeant d’un grand organisme de charité, un responsable de la sécurité sociale de Modiin-Ilit et des hassidim de Belz. Leur arrestation fut le fruit de plus d’un an d’enquête réalisée conjointement avec les polices des Pays-Bas, d’Angleterre, de France, des Etats-Unis et de Belgique – où plusieurs hassidim de Belz ont également étés arrêté par la police anversoise.

Dans le même temps, et sans aucun lien avec l’affaire précédemment citée, la presse israélienne nous informe que de janvier à septembre 2014, les Juifs Français ont laissés à l’administration israélienne pas moins de 110 millions de shekels -plus de 23,5 millions d’euros- en dons et autres legs. Un responsable gouvernemental affirme que ce sont près de 30 millions d’euros qui sont reçus chaque année par l’état d’Israël en provenance de citoyens Français, mais que ces dons sont parfois de nature particulière. A titre d’exemple, ce legs reçu il y a plusieurs années de 40 millions d’euros destiné à financer, selon les vœux du défunt, un hôpital pour les vétérans de Tsahal, ou encore ce domaine colombien où l’on produisait de la drogue.

Bien entendu, pendant ce temps-là, les Juifs de France qui, comme chacun le sait, contrôlent les banques, les médias et roulent tous en berline allemande, peuvent se brosser pour permettre à leurs synagogues de continuer à fonctionner, aux différentes organisations d’entraide et d’actions sociale de venir en aide aux plus démunis et surtout aux « sans-dents » de vivre décemment. Il existe pourtant un vieux principe talmudique, qui semble avoir bien été oublié: « Les pauvres de ta ville priment ».

Cette petite piqure de rappel serait bien utile à nos amis de la hassidouth de Koidinov (le shtetl à gauche au fond du ravin), dont le rabbi a réussi à ouvrir une succursale en plein essor à paris et qui fait actuellement circuler le message suivant via son listing de courriels:

« Cher ami,

Je vous remercie au nom des Institutions de Koïdinov et du Rebbe en particulier de vous être associés à nous pour les fêtes de Roch Hachana.
Nous sommes aujourd’hui à quatre jours du jour le plus Saint de l’année, le jour de YOM KIPPOUR. En ce jour, le sort de chacun d’entre nous est scellé par Hachem.

Comme pour Roch Hachana, nous vous proposons de prendre part aux mitsvot de Yom kippour au sein de la synagogue du Rebbe de Koïdinov :

1 – L’éclairage des lumières durant la fête : 260 Euros
2- Ouverture de l’Ache Sainte pour la prière de « KOL NIDRE » : 720 Euros
3- Ouverture de l’Arche Sainte lors de la sortie des rouleaux de la Tora le matin de Yom Kippour  : 720 Euros
4- Ouverture de l’Arche Sainte lors de la prière de NEILA : 1800 Euros
5- Montée à la Tora du Rebbe suivie d’une bénédiction personnelle pour l’acquéreur : 1000 Euros

Vous pouvez les offrir et les dédier pour votre réussite et celle de vos proches. Que toutes vos prières soient exaucées.
Que cette année soit pour tout le peuple juif une année douce, sereine, remplie de joies et de bonheur.

N’hésitez pas à me contacter par mail ou encore au 00972xxxxx si vous désirez poser une question, éclaircir un point ou encore tout simplement transmettre un message au Rebbe.

GMAR HATIMA TOVA

Cordialement,

Mme XXX »

A gut yor – Shana tova – Bonne année

Les organisations djihadistes vous souhaitent une bonne année 5775

Après une année riche en actions et émotions, les organisations djihadistes, qui ont connues une année pleine de succès et d’expositions médiatique, n’ont pas oubliées de prendre le temps de souhaiter à la communauté juive leurs vœux de bonne et douce année 5775.

Bien que sa start-up soit en pleine explosion, le calife Al-Baghdadi – en homme de science – a eu le temps de prendre connaissance des différents souhaits traditionnels. Parmi ceux-ci, l’un a retenu son attention: שנהיה לראש ולא לזנב – que nous soyons en tête et pas en queue.

rosh_zanav

שנהיה לראש ולא לזנב

C’est ensuite au tour des combattants du Hamas, peu après les vœux de Netanyahou, qui ont connus un été assez sportif et qui, eux, font appel à la demande traditionnelle de présenter ses excuses à son prochain avant Rosh hashana.

חברעס, מחילה

Le « rav » Yoshiyahou Pinto fera un an de prison

facebook

Le pseudo-kabbaliste Yoshiyahou Pinto, qui vit entre les USA et Israël, a reconnu être coupable de corruption d’un officier de police afin d’obtenir des informations privilégiées sur une enquête contre lui -et obstruction à la justice.

En échange de ces aveux et de son témoignage, les procureurs ont demandés que Pinto bénéficie d’une réduction de peine d’un an de prison seulement.

La femme de Pinto avait été enregistrée par la police, remettant plus de 100.000 francs suisses en espèces à la femme d’un officier de police pour l’obtention d’informations sur une affaire criminelle concernant Hazon Yeshaya, la fondation de charité de Pinto, qui a volée des millions de dollars en dons de nourriture et d’autres fonds, destinés à des survivants âgées de l’holocauste. La nourriture avait été vendue sur le marché noir d’Israël et l’argent provenant de ces ventes et d’autres sommes volées, auraient étés prise par Pinto et de hauts responsables de sa « caisse de charité » pour leur usage personnel. Forbes a estimé la fortune de Pinto à 19 millions de dollars.

A New York, Pinto est toujours sur le coup d’une enquête concernant le député Michael Grimm, sur d’éventuelles violations des lois de financement de campagne.

Allo Houston on a un problème: Rav Berland s’explique à la télévision israélienne

Après avoir été arrêté en Hollande la semaine dernière, pépé le Berland a été libéré et placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de quitter le territoire.

Un journaliste de la chaîne de télévision Reshet Beth est parti à sa rencontre.

Cette entretien laisse une drôle d’impression; en effet le vieux rav breslev justifie sa fuite de deux ans par des arguments absurdes -sans lien avec les faits qui lui sont reprochés- qui tiennent à la fois du délire mégalomaniaque et de la fantasmagorie. Quant au principal de son accusation, il avance un point imparable -au milieu de balbutiements quasi-inintelligibles (mais difficilement vérifiable): il est impuissant depuis plus de 25 ans et ne peut, par conséquent, avoir violé la moindre femme.

Chacun pourra se faire son opinion, bien que de nombreux signes semblent plus que suspect; l’interview n’en reste pas moins amusante dans son genre.

הרב ברלנד בראיון from חרדים 10 on Vimeo.

Fin de cavale pour le rav Berland

sans-titre (3)

Près de deux ans qu’il était en fuite, le rav Eliezer Berland avait échappé à la police israélienne au cours de ses différents déplacements, du Maroc à l’Afrique-du-Sud en passant par le Zimbabwe (détails ici).

C’est au début de cette semaine que tout s’est accéléré pour le premier breslev errant de l’histoire. Recherché pour des actes présumés délictueux de nature sexuelle, c’est sous la pression de la justice israélienne et d’Interpol que les forces de l’ordre sud-africaine ont décidés de mettre aux arrêts le leader du mouvement Shouvou Banim (un grand courant au sein de Breslev). À la manière d’un scénario de mauvais film policier, pépé le berland a réussi par deux fois à échapper à la police in-extrémis, avec la complicité et le soutient de ses fidèles. Il a donc quitté le continent africain avec comme projet de rejoindre Ouman, en Ukraine, pour y passer Rosh Hachana près de la tombe de rabbi Nahman.

Il a donc été cueilli aux Pays-Bas, par la police locale et selon des témoins, par des poulets israéliens également. Il est fort probable que celui qui est soupçonné d’être un satire sera extradé en Israël.

Les hassidim Breslev se laissent habituellement pousser de très longues payes (papillotes), car Rabbi Nahman leurs a promis qu’il les tirerait de la géhenne – s’ils sont voués à la rôtisserie éternelle – par les papillotes. Pour pépé le berland, un casque à pointe en sus lui évitera de se remettre les idées en place quand son sauveur le hissera de sa cellule.

Retour sur la compassion et l’analyse

kefk

L’échange, vif mais courtois, entre BHL et Aymeric Caron lors de l’émission de Laurent Ruquier de samedi soir dernier sur France 2, a suscité beaucoup de commentaires sur la toile. La fin de ce match de ping-pong pour manchots portait sur la récente guerre à Gaza. C’est au nom de la Compassion que nos deux personnages médiatiques se sont échauffé les esprits et se sont retrouvés tous deux enfermés dans une même logique – qui aurait deux versants. L’un nous dit qu’il n’a de compassion que pour les palestiniens, le second a de la compassion pour tout le monde sauf pour les palestiniens (un raccourci s’impose pour faire fi des postures gratuites et inintéressantes). Nous pouvons tirer de ces deux positions deux conclusions: premièrement, l’un comme l’autre font de la Palestine un cas particulier -ce qui nous amène au deuxièmement- ils se dérobent donc à leur devoir de compassion qui est par essence universel.

Il est donc temps de questionner ce rapport compassionnel à l’histoire et à la politique; pour cela, éloignons nous de l’actualité et afin de détricoter un peu ce problème, nous vous proposons ce texte de Yéshayahou Baboulin.

 

Pour élaborer un point de vue cohérent sur les relations entre le sentiment compassionnel et l’analyse politique/historique, il n’est pas inintéressant de voir comment un tel point de vue s’applique dans le cas de la Shoah.

Egalité des victimes et relativisme:

On sait que les 6 millions de Juifs assassinés entre 1939 et 1945 ne représentent « que » 10% du nombre des victimes de la guerre. On sait aussi que les Juifs n’ont pas été les seuls persécutés par le régime nazi (il y eu aussi les Russes, les communistes et résistants, les Tsiganes, parfois même les chrétiens). On sait enfin que les nazis ont appliqué leurs méthodes terroristes et tortionnaires à bien d’autres catégories de population que les seuls Juifs. Les révisionnistes (je ne parle pas ici des négationnistes) en tirent une conclusion relativiste : il faut englober TOUTES les victimes du nazisme dans un même sac et ne pas faire de discrimination dans les cimetières.
On peut d’ailleurs, et cela se fait, englober TOUTES les victimes de TOUTES les périodes historiques dans le même sac : c’est ce que fait l’extrême-gauche en revendiquant par exemple que les victimes du colonialisme et de l’esclavage soient mises sur le même pied que les Juifs. La gauche non communiste en dira autant des victimes du stalinisme, etc. Dans cette conception, les « civils innocents » tués dans les bombardements sur l’Allemagne en 1944 doivent avoir le même statut que les Juifs envoyés dans les chambres à gaz. Un mort vaut un mort.

On peut aller plus loin – et c’est à quoi abouti la politique compassionnelle – en mettant dans le même sac les victimes d’un tsunami ou d’un tremblement de terre, et les victimes d’une persécution ou d’une guerre. On observe ici le résultat du renversement de l’idéologie de gauche traditionnelle en idéologie sociale-chrétienne, dès le début des années 80, renversement incarné par Bernard Kouchner avec sa théorie de « l’ingérence humanitaire ». On sait que cette théorie a fait long feu : il n’est plus question depuis longtemps déjà de telles ingérences humanitaires, qui prennent le risque de trop s’apparenter à la stratégie américaine néoconservatrice (abattre les dictateurs sanguinaires et installer la démocratie par les interventions armées). On envoie la Croix-Rouge à Haïti, c’est moins risqué.

L’ambiguïté juive:

Les Juifs, du moins certains Juifs – disons les Juifs « officiels » – ont su tirer profit du point de vue compassionnel. Profits symboliques (plaintes, reconnaissance politique et universitaire, commémorations et monuments, institutions consacrées à la mémoire, etc.) ET profits financiers (dédommagements versés aux victimes de spoliations, fonds importants versés à l’Etat d’Israël en particulier par l’Allemagne, subventions aux institutions juives). Il faut observer qu’ils ont su en tirer profit plus que les autres, et, sur la base du seul point de vue compassionnel, « les autres » ont toutes les bonnes raisons de s’en plaindre et de dénoncer cette discriminations à l’envers (en faveur de certaines victimes). Les Noirs, les Tsiganes, aux USA les Japonais, j’en oublie certainement, réclament eux aussi leur part du gâteau ! On pourrait augmenter la liste à l’infini, puisque tous les peuples anciennement colonisés pourraient à juste titre réclamer des dommages et intérêts.

J’en conclu d’abord, pour ma part, que ces Juifs revendicatifs sont dans l’ambiguïté la plus totale. D’une part ils défendent l’idée d’une spécificité des victimes juives, d’autre part ils s’appuient pour motiver leurs revendications sur un appel à la compassion. Ce qui est parfaitement contradictoire puisque, par définition, la compassion est un sentiment qui ne peut être qu’universel.

Cette ambiguïté a deux conséquences majeures:

La première a déjà été soulignée plus haut : elle fait naître et elle légitime les revendications des autres victimes de telles ou telles catastrophes qui se sentent discriminées au regard des Juifs. D’où un carburant important apporté à la judéophobie : les Juifs sont « privilégiés » dans leur malheur, parce que (ici toutes les explications sont connues : ils sont plus malins, ils se serrent les coudes, ils exercent une influence disproportionnée sur les médias et les Etats, etc.). On sait par ailleurs que l’un des arguments majeurs des antisionistes relève de ce registre : « On leur a donné un Etat au détriment des Arabes ».

La seconde est plus importante encore : en faisant appel à la posture compassionnelle, les Juifs « officiels » participent au règne de l’obscurité qui enveloppe le concept difficile de « singularité » à propos de la Shoah. Ces Juifs-là ont été, et sont toujours, extrêmement actifs dans la diffusion de la problématique erronée (et christique) du « crime contre l’humanité » construite au procès de Nuremberg, et dans les vaines invocations au « Plus jamais ça ! ». Ces Juifs-là (qui ne sont pas les Juifs dits « orthodoxes », rappelons-le) sont complices de la guimauve idéologique et morale qui s’est abattue sur la Shoah pour en empêcher toute analyse et toute compréhension véritable.

J’insiste à nouveau sur ce point : la compassion (qui est « bien naturelle ») a pour seule et unique fonction, dans le domaine politique et historique, d’interdire l’analyse des causes et des responsabilités. Elle a pour seule et unique fonction de construire des consensus factices, faciles, qui gomment les divergences d’analyses et de convictions. Elle a pour seule et unique fonction de masquer le réel. La politique compassionnelle est un mensonge.

Yéshayahou Baboulin

La vie juive à Paris dans les années 80 en photographies

Nous poursuivons notre collaboration avec le photographe Aviv Itzhaky, qui anime également le blog Explorations photographiques. Cette fois-ci, il nous a ouvert une partie de ses archives relative à son activité de photographe pour la presse juive -entre la fin des années 70 et le début des années 80- pour laquelle il eut à se rendre à de nombreuses cérémonies, ou sur des lieux de vie juive, où se croisent rabbins, personnalités et anonymes.

Grand-Rabbin, 1979

Grand-Rabbin Kaplan, 1979

L'ambassadeur d'Israël Meir Rosen, 1979

L’ambassadeur d’Israël Meir Rosen, 1979

 

Rue des Rosiers, 1980

Rue des Rosiers, 1980

La librairie du Temple (Shir Hadash) dans le Pletzl, 1979

La librairie du temple (Shir Hadash) dans le Pletzl, 1979

Les rabbins Kaplan et Goldman avec M. de Rothschild, circa 1980

Les rabbins Kaplan et Goldman avec M. de Rothschild, circa 1980

L'ORT Rue des Rosiers, 1980

L’ORT Rue des Rosiers, 1980

Soirée de l'AUJF, années 80

Soirée de l’AUJF, années 80

L'internationale métèque, amateurs juifs et arabes qui jouaient le dimanche au bois de Vincennes, 1979

L' »Internationale Métèque », amateurs juifs et arabes (et autres métèques) qui jouaient le dimanche au bois de Vincennes, 1979

Les rabbins Chouchena et Gugenheim au séminaire rabbinique, 1980

Les rabbins Chouchena et Gugenheim au séminaire rabbinique, 1980

Badinter, Chirac et Simone Weil entourent le Rabbin Sirat au mémorial, 1982

Badinter, Chirac et Simone Weil entourent le Rabbin Sirat au mémorial, 1982

Commémoration pour les enfants juifs déportés, Rabbin Goldman, Rue des Hospitalières St Gervais, 1980 ou 82

Commémoration pour les enfants juifs déportés, Rabbin Goldman, Rue des Hospitalières St Gervais, 1980 ou 82

Serge Klarsfeld à cette même commémoration, 1980 ou 82

Serge Klarsfeld à cette même commémoration, 1980 ou 82

Résistants juifs au mémorial, années 80

Résistants juifs au mémorial, années 80

Bar-Mitzvah traditionnelle séfarade, fin 80

Bar-Mitzvah traditionnelle séfarade, fin 80

Choisir sa carte de "shana tova" à la librairie, années 80

Choisir sa carte de « shana tova » à la librairie, années 80

© photos : Aviv Itzhaky. Tous droits de reproduction et de représentation réservés © 2014 Tzimelblog

 

 

L’ONU et les crimes de guerre israéliens

הפגנת נטורי קרתא בפורים

Le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU a décidé d’ouvrir une enquête contre Israël pour crimes de guerre. Rappelons que ce Conseil, hautement respectable, était précédemment dirigé par un représentant de la Libye de Kadhafi, et l’est actuellement par un représentant du Gabon – deux pays mondialement connus pour leur respect des droits de l’homme.

Je soutiens entièrement cette décision pour les raisons suivantes :
1) Il est totalement exclu d’ouvrir une enquête contre le Hamas pour crimes de guerre, car ce serait ostraciser les Arabes et les Musulmans.
2) Il est inadmissible qu’Israël bombarde des mosquées, des écoles et des hôpitaux au prétexte que ces bâtiments abritent des lance-roquettes, des stocks de munitions, et des états-majors du Hamas.
3) Il est inadmissible qu’Israël prenne pour cible des ambulances au prétexte qu’elles servent au transport des combattants du Hamas.
4) Il est inadmissible qu’Israël capture, blesse, et tue des enfants au prétexte qu’ils tirent à la mitraillette sur les soldats israéliens et qu’ils portent des ceintures bourrées d’explosifs.
5) Il est inadmissible qu’Israël détruise des maisons au prétexte qu’elles servent de point de départ de tunnels qui aboutissent dans les villes israéliennes alentour.
6) Il est inadmissible qu’Israël accuse les combattants du Hamas de s’être emparés des débris du corps d’un de ses soldats tué, pour (1) tenter de faire croire qu’ils étaient en possession d’un otage, (2) tenter de négocier la restitution des morceaux de corps contre la libération de prisonniers.
7) Il est inadmissible qu’Israël cherche à tromper le monde entier pour faire croire qu’il donne des instructions de modération à ses troupes : – En continuant de fournir de l’eau et de l’électricité aux Gazaouis ; – En prévenant à l’avance les civils d’évacuer les zones qui risquent d’être bombardées ; – En établissant un hôpital militaire à la frontière de Gaza pour accueillir les Gazaouis blessés. Toutes ces mesures ne sont que pure propagande qui peuvent être assimilées à des crimes de guerre.

Pour toutes ces raisons, et quelques autres dont l’enquête démontrera évidemment la vérité, j’appelle tout le monde à manifester son soutien et son plus profond respect au Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU.

Yéshayahou Baboulin

 

Areuh, areuh: le Tzimelblog fête ses un an

מנחם זיידה

Les sites internet et autres blogs se donnent en général un objectif, avec plus ou moins de bonheur: informer, divertir, dénoncer, etc. Ici rien de tout cela et tout cela en même temps; en fait la chose est plus simplement assumée: pas d’objectif précis. Néanmoins, en un an d’existence virtuelle, j’ai pu informer et divertir plus de 50000 visiteurs, c’est donc à eux (ou vous) que vont mes premiers remerciements. Merci également à ceux qui partagent avec moi des informations -publiques ou privés- à ceux qui m’écrivent des messages d’encouragements et même à mes détracteurs.
Parce qu’un média, même modeste, ne peut se passer des réseaux sociaux, le blog a également une page sur Facebook, qui parfois s’enrichit de contenus court en sus des articles publiés sur le blog. J’invite donc le plus grand nombre à suivre notre page; un grand remerciement à ceux qui « likent » et partagent ce qui y est diffusé.

Par ailleurs, ce blog reste ouvert à tout personne qui voudrait écrire ou partager une information ou une humeur.

Comme le disait le vendeur d’une épicerie casher -où j’allais- à chaque client qui se ruinait pour un peu de fromage ou de charcuterie: « A bientôt pour la suite ».

Tzimel

Une légende hassidique prend forme

orig_0E6C1743A1ED4984AD330623D3FF6069

Hier soir se tenait à Paris 16è le gala de la plus grande yeshiva Loubavitch d’Europe, Tomchei Tmimim sise à Brunoy, donc près de Paris. C’est également hier que les hassidim habad marquaient la date anniversaire des 20 ans depuis le décès du dernier rabbi de Loubavitch.

Au cours de la soirée, bien entendu animée par l’un des membre du groupe hassidique, il fut raconté nombre de jolies histoires et témoignages. Parmi ces histoires, celui qui animait la soirée raconta comment un jour un juif américain se rendit auprès du rabbi Schneerson afin de lui demander une bénédiction pour avoir un fils. L’homme reçu un dollar du rabbi, eut un garçon, qui fit usage de ce dollar lors de la création de son entreprise. Son nom: Mark Zuckerberg (fondateur du site Facebook, NdR).

Tiens tiens, ça nous rappelle une petite histoire imaginaire similaire racontée sur notre site, à l’occasion de la fête de pourim, et qui s’était largement répandue sur la toile (lue plus de 30.000 fois sur le seul Tzimelblog). Certains lecteurs sont tombés dans le panneau, d’autres pas et nous précisâmes dans un autre article que ceci constituait notre blague de pourim. Comme on pouvait s’y attendre, de nombreuses personnes manifestèrent soit leur mécontentement ou bien leur amusement.

Or une personne proche (qui avait participé à l’élaboration de cet innocent canular), qui assistait hier soir au gala de la yeshiva de Brunoy, en entendant cette histoire en tomba presque à la renverse. Sous ses yeux ébahis, une salle se délectait d’une histoire hassidique, que nous savons parfaitement fausse.
Il semble que ceci devrait servir de leçon à ceux qui (s’)interdisent tout scepticisme à l’égard des fables et mythes hassidique. En attendant, les paris sont pris: combien de temps faudra-t-il pour cette histoire inventée finisse imprimée dans un livre sur les miracles du rabbi?

[Merci à Haimke]

Maran atha

אימרה+3

« … la prophétie annonce qu’au temps du messie « personne n’enseignera plus son prochain, ni personne son frère, en disant: Connaissez YHVH; car tous Me connaîtront etc. » (Jer.31:33) et il est dit: « la connaissance de YHVH emplira la terre comme les eaux recouvrent la mer » (Es.11:9) et aussi: « Ils forgeront des socs de leurs glaives et des serpes de leurs lances. On ne lèvera plus l’épée peuple contre peuple et l’on apprendra plus la guerre » (Ibid.2:4).
Or, [depuis son époque] jusqu’à aujourd’hui, il y eut maintes guerres et le monde a été plein d’oppressions et de ruines »

Ramban – Nahmanide, « La dispute de Barcelone », Ed. Verdier.

Archives

%d blogueurs aiment cette page :